Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde

Accusations de pratique « généralisée » de la torture sur les détenus

Des organisations de défense de droits de l’homme ont dénoncé hier une pratique « généralisée » de la torture sur des détenus partisans présumés de l’ancien régime libyen, dont certains ont succombé aux mains de brigades d’ex-rebelles.
« Plusieurs détenus sont morts sous la garde de milices armées dans et autour de Tripoli et Misrata dans des circonstances qui suggèrent la torture », a ainsi affirmé Amnesty International dans un communiqué. L’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a annoncé de son côté la suspension de ses activités dans les centres de détention de Misrata, en raison de « la torture sur les détenus et l’impossibilité de leur fournir des soins médicaux d’urgence ».
La veille, les Nations unies se sont aussi dit préoccupées par les agissements des « brigades révolutionnaires » en Libye, accusées de détenir des milliers de personnes dans des prisons secrètes et de faire usage de la torture. La haut-commissaire pour les droits de l’homme Navi Pillay a souligné que le gouvernement libyen n’avait « pas encore établi de contrôle effectif » sur ces « brigades révolutionnaires » qui ont combattu les troupes de Mouammar Kadhafi mais n’ont pas été réintégrées dans l’armée régulière. Elle s’est en outre dit « très inquiète des conditions de détention des personnes détenues par les Brigades », dont « un grand nombre de ressortissants de l’Afrique subsaharienne » accusés d’avoir soutenu M. Kadhafi. Ses services ont reçu « des informations alarmantes de torture » dans ces centres de détention secrets. « Tous les centres de détention doivent être mis sous le contrôle » du gouvernement de Tripoli, a-t-elle affirmé.
Interrogé par l’AFP, le ministre libyen de la Justice, Ali H’mida Achour, a affirmé que les autorités avaient formé un comité chargé de prendre le contrôle et de réhabiliter les prisons à travers le pays.
Des organisations de défense de droits de l’homme ont dénoncé hier une pratique « généralisée » de la torture sur des détenus partisans présumés de l’ancien régime libyen, dont certains ont succombé aux mains de brigades d’ex-rebelles.« Plusieurs détenus sont morts sous la garde de milices armées dans et autour de Tripoli et Misrata dans des circonstances qui suggèrent la torture », a ainsi affirmé Amnesty International dans un communiqué. L’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a annoncé de son côté la suspension de ses activités dans les centres de détention de Misrata, en raison de « la torture sur les détenus et l’impossibilité de leur fournir des soins médicaux d’urgence ».La veille, les Nations unies se sont aussi dit préoccupées par les agissements des...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut