Rechercher
Rechercher

Économie - Liban - Rencontre

L’innovation pourrait-elle devenir le « salut » économique du pays ?

Dans quelle mesure l’innovation constitue-t-elle un levier de croissance et de création d’emplois dans la région ? La question était au cœur d’un séminaire organisé depuis hier à Beyrouth, l’occasion de souligner le potentiel du Liban comme pôle méditerranéen d’innovation.


Élever l’innovation au rang de priorité nationale, tel est l’appel qu’à lancé hier Jihad Azour, ancien ministre des Finances à l’occasion du séminaire « Le Liban : un pôle méditerranéen au service de l’innovation ». L’objectif de la rencontre, organisée par l’Institut des Finances Bassel Fleyhane en collaboration avec la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban (CCIABML), était de promouvoir l’innovation comme levier de développement économique pour la Méditerranée. Étaient également présents lors de la séance d’ouverture Denis Cassat, directeur du bureau de l’Agence française de développement au Liban, Mouin Hamzé, secrétaire général du Centre national de recherche scientifique (CNRS), et Rigas Arvantis, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement. « L’innovation ne doit pas rester l’apanage des pays industrialisés, a insisté l’ancien ministre des Finances. Avec son enseignement supérieur de qualité et son capital humain hautement qualifié, le Liban a tout le potentiel pour devenir un véritable pôle en la matière. L’innovation pourrait ainsi constituer le salut économique du Liban pour redynamiser la croissance », a-t-il déclaré à L’Orient-Le Jour (L’OLJ). Mais pour cela, Jihad Azour préconise l’intervention de l’État, du secteur privé et du monde de la recherche. « Il faut définir une stratégie précise et fixer des objectifs à moyen terme afin de changer le modèle économique actuel et redonner à l’innovation toute sa place. » L’ancien ministre des Finances a en outre prôné un recensement de tout ce qui existe en matière d’innovation au Liban afin d’attirer les grands groupes et centres de recherche et que le pays réussisse sa percée technologique. « Il faut se diriger vers des secteurs où la demande régionale est importante comme la production de contenu arabe sur le Web, l’énergie ou encore les services liés à la santé et l’éducation », a-t-il indiqué. De son côté, Mouin Hamzé a souligné la richesse du potentiel de recherches existant au Liban. « Le pays compte près de 40 universités et établissements supérieurs, soit 9 000 enseignants à temps plein dont 3 000 chercheurs, a-t-il insisté. Mais pour faire de la recherche et être innovant, il faut des ressources financières, or dans le monde arabe seul 0,2 % du PIB sont consacrés à la recherche-développement. La région ne produit que 500 brevets par an, dont 75 % proviennent de l’Arabie saoudite et de l’Égypte. » Le secrétaire général du CNRS a en outre indiqué que les dépenses du centre se sont élevées à 10 millions de dollars par an ces cinq dernières années, dont 40 % provenait de la contribution du gouvernement libanais. Jihad Azour a enfin rappelé les cinq piliers qui permettent l’innovation : l’interaction entre le monde universitaire et les entreprises, le rôle de l’État pour créer un cadre réglementaire protecteur, des infrastructures, du capital humain et du financement. Or, dans le monde arabe, 80 % des entreprises sont financées par les membres de leurs familles, a-t-il indiqué. L’innovation est pourtant l’un des meilleurs moyens pour la région de faire face aux défis de 2012 que sont la croissance, l’emploi et la stabilité. Le séminaire s’inscrit dans le cadre du cycle des hautes études pour le développement économique en Méditerranée, il se tiendra jusqu’à vendredi à Beyrouth.
Élever l’innovation au rang de priorité nationale, tel est l’appel qu’à lancé hier Jihad Azour, ancien ministre des Finances à l’occasion du séminaire « Le Liban : un pôle méditerranéen au service de l’innovation ». L’objectif de la rencontre, organisée par l’Institut des Finances Bassel Fleyhane en collaboration avec la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban (CCIABML), était de promouvoir l’innovation comme levier de développement économique pour la Méditerranée. Étaient également présents lors de la séance d’ouverture Denis Cassat, directeur du bureau de l’Agence française de développement au Liban, Mouin Hamzé, secrétaire général du Centre national de recherche scientifique (CNRS), et Rigas Arvantis, chercheur à l’Institut de recherche...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut