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Économie - Éclairage

L’économie bosniaque risque de souffrir de l’adhésion de la Croatie à l’UE

La Bosnie a moins d’un an pour aligner son infrastructure de contrôle alimentaire aux standards européens.
L’économie sinistrée de la Bosnie risque de souffrir davantage avec l’adhésion de la Croatie à l’UE, son voisin et principal importateur de produits alimentaires bosniens étant prochainement obligé de les interdire, en l’absence de garanties de qualité répondant aux stricts standards bruxellois.
Dans une telle situation, le manque à gagner représenterait près de la moitié du budget du gouvernement central bosnien, selon les estimations. « Si la Bosnie ne met pas en place d’ici au 1er janvier 2013 (six mois avant l’adhésion de Zagreb à l’UE) un contrôle alimentaire conforme aux standards de l’UE, nous ne pourrons plus exporter en Croatie les produits d’origine animale et végétale », met en garde un expert de la Chambre de commerce extérieur de Bosnie, Duljko Hasic.
Rappelons que les Croates ont voté dimanche au référendum en faveur de l’adhésion à l’UE, prévue le 1er juillet 2013. Ce calendrier laisse moins d’un an à la Bosnie, l’un des pays les plus pauvres d’Europe, pour aligner son infrastructure de contrôle alimentaire aux standards européens. « On est déjà très en retard (...) ce serait un miracle si on réussit à faire le nécessaire dans les délais », met en garde Yuri Afanasiev, le responsable en Bosnie du Programme de l’ONU pour le développement (PNUD), qui assiste les autorités dans la mise en place de ces réformes. Elles ont été retardées par une crise politique longue de près de quinze mois et qui vient à peine d’être surmontée.
La Bosnie a exporté en 2010 en Croatie des produits pour environ 560 millions d’euros. Pour près de 200 millions d’euros, il s’agit de produits qui risquent de ne plus pouvoir franchir la frontière. Ce montant équivaut à près de la moitié du budget du gouvernement central du pays. Les producteurs de lait et de produits laitiers, un des rares secteurs industriels en Bosnie qui génère un excédent commercial, seront les plus affectés. « Ces compagnies pourraient littéralement s’écrouler si les autorités n’agissent pas », met en garde M. Hasic. Il s’agit notamment d’adopter la législation européenne, de faire accréditer les laboratoires locaux auprès des organismes européens et assurer Bruxelles que le système de contrôle fonctionne. « Il est vraiment urgent que la Bosnie-Herzégovine développe des capacités et une chaîne de commandement dans le système de contrôle », Jurgis Vilcinskas, un responsable de la délégation de l’UE à Sarajevo. La politique agricole en Bosnie relève des deux entités, serbe et croato-musulmane, qui composent ce pays depuis la guerre de 1992-95, chacune dotée de son propre ministère de l’Agriculture.
           (Source : AFP)
L’économie sinistrée de la Bosnie risque de souffrir davantage avec l’adhésion de la Croatie à l’UE, son voisin et principal importateur de produits alimentaires bosniens étant prochainement obligé de les interdire, en l’absence de garanties de qualité répondant aux stricts standards bruxellois.Dans une telle situation, le manque à gagner représenterait près de la moitié du budget du gouvernement central bosnien, selon les estimations. « Si la Bosnie ne met pas en place d’ici au 1er janvier 2013 (six mois avant l’adhésion de Zagreb à l’UE) un contrôle alimentaire conforme aux standards de l’UE, nous ne pourrons plus exporter en Croatie les produits d’origine animale et végétale », met en garde un expert de la Chambre de commerce extérieur de Bosnie, Duljko Hasic.Rappelons que les Croates ont voté...
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