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À La Une - Dans La Presse

La mort de Gilles Jacquier, une bavure de l'ASL ?

L'attaque contre le grand reporter de France 2, "une grosse ânerie" commise par les adversaires de Bachar el-Assad, écrit Le Figaro.

Photo archives de Gilles Jacquier (droite) en mission en Cisjordanie. Odd ANDERSEN

Gilles Jacquier, le journaliste français tué à Homs, en Syrie, le 11 janvier, aurait été victime d'une bavure de l'Armée syrienne libre (ASL), selon Le Figaro

Un dirigeant d'une organisation des droits de l'homme de Homs a confié à un responsable de l'opposition syrienne en France - tous deux souhaitant garder l'anonymat pour des raisons de sécurité - qu'il s'agissait d'"une grosse ânerie" commise par les adversaires de Bachar el-Assad, écrit vendredi Georges Malbrunot sur le site Internet du quotidien français.

 

"Ce responsable de l'opposition se confia le lendemain de l'attaque. Mais il fallait disposer d'autres éléments avant que Le Figaro n'en fasse état", ajoute M. Malbrunot.

Sollicitée par un diplomate du Quai d'Orsay, la Ligue arabe - à qui l'opposant syrien a transmis le contenu de sa conversation avec son correspondant de Homs - a effectué ses recherches, par le biais de ses observateurs à Homs.

 

La confirmation des informations du Figaro n'a pas tardé. Hier, vendredi, un responsable de l'organisation panarabe a déclaré : "Nous savons désormais qu'il y a eu une bavure commise par l'Armée syrienne libre. L'ASL a été poussée à la faute par les miliciens pro-Assad, qui défiaient ses hommes depuis plusieurs jours. Les déserteurs ont voulu leur donner une leçon et leur faire peur. Nous savons que les tirs sont venus de Bab Sbah", un bastion de l'opposition.

 

Pour Le Figaro, ces révélations contredisent l'hypothèse d'une manipulation par le pouvoir syrien, alimentée par les témoignages de plusieurs journalistes présents aux côtés de Gilles Jacquier au moment de l'attaque. Ceux-ci faisaient état "d'éléments troublants", comme le brusque départ des militaires en charge de leur surveillance, au moment du premier tir d'obus. Pour eux, le régime aurait voulu discréditer ses opposants en montrant au monde que les journalistes étaient visés par des "gangs armés".

 

Gilles Jacquier, âgé de 43 ans, a été tué dans une attaque au mortier qui a fait au total huit morts et 25 blessés alors qu'il effectuait un reportage avec l'accord du gouvernement syrien. Le parquet de Paris a ouvert le 13 janvier une enquête pour homicide volontaire afin de faire la lumière sur les circonstances de sa mort.

 

Les obsèques de ce grand reporter de France 2 se sont déroulées à Bernex, en Haute-Savoie, dans une église trop petite pour accueillir journalistes et amis venus rendre hommage à un homme "en quête de vérité". Sous la neige, des gerbes de fleurs avaient été déposées devant l'entrée de l'église et des moniteurs de ski ont formé une haie d'honneur à l'arrivée du cercueil. Une minute de silence a été décrétée à la mi-journée au siège parisien de la chaîne publique.

Gilles Jacquier, le journaliste français tué à Homs, en Syrie, le 11 janvier, aurait été victime d'une bavure de l'Armée syrienne libre (ASL), selon Le Figaro. 
Un dirigeant d'une organisation des droits de l'homme de Homs a confié à un responsable de l'opposition syrienne en France - tous deux souhaitant garder l'anonymat pour des raisons de sécurité - qu'il s'agissait d'"une grosse ânerie" commise par les adversaires de Bachar el-Assad, écrit vendredi Georges Malbrunot sur le site Internet du quotidien français.
 
"Ce responsable de l'opposition se confia le lendemain de l'attaque. Mais il fallait disposer d'autres éléments avant que Le Figaro n'en fasse état", ajoute M. Malbrunot.
Sollicitée par un diplomate du Quai d'Orsay, la Ligue arabe - à qui l'opposant syrien a transmis le contenu de sa conversation avec son...
commentaires (7)

Il n'y a pas plus de honte à être "l'ami" de Bashar que d'être l'ami des obscurantistes qui jettent volontiers le bébé avec l'eau du bain. La haine de quelques uns est tenace, qui les aveugle des nouvelles donnes stratégiques. La répression sanglante aurait fait 5000 morts, à qui la faute? la guerre civile que l'on attise, à qui la faute.? Pour ceux qui s'en rappellent, ce n'est qu'une répétition du scénario de naguère de la guerre contre le Liban, quand l'état avait beau avancer des compromis, les obscurantistes en face ne comprenaient que chute certaine. Ça a pris 15 ans, beaucoup de sang et une trahison pour faire chuter le Liban libre, et 21 ans de regrets inutiles... On verra qui triomphera en Syrie, mais il faut rappeler que nous nous devons d'appliquer au Liban cette neutralité qu'on souhaitait si ardemment. Noyer le Liban dans les sables mouvants d'une Syrie ensanglantée n'est pas signe de soutien à une démocratie improbable, encore moins une réflection de la sagesse qui devrait caractériser nos positions

Henoud Wassim

10 h 43, le 22 janvier 2012

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Commentaires (7)

  • Il n'y a pas plus de honte à être "l'ami" de Bashar que d'être l'ami des obscurantistes qui jettent volontiers le bébé avec l'eau du bain. La haine de quelques uns est tenace, qui les aveugle des nouvelles donnes stratégiques. La répression sanglante aurait fait 5000 morts, à qui la faute? la guerre civile que l'on attise, à qui la faute.? Pour ceux qui s'en rappellent, ce n'est qu'une répétition du scénario de naguère de la guerre contre le Liban, quand l'état avait beau avancer des compromis, les obscurantistes en face ne comprenaient que chute certaine. Ça a pris 15 ans, beaucoup de sang et une trahison pour faire chuter le Liban libre, et 21 ans de regrets inutiles... On verra qui triomphera en Syrie, mais il faut rappeler que nous nous devons d'appliquer au Liban cette neutralité qu'on souhaitait si ardemment. Noyer le Liban dans les sables mouvants d'une Syrie ensanglantée n'est pas signe de soutien à une démocratie improbable, encore moins une réflection de la sagesse qui devrait caractériser nos positions

    Henoud Wassim

    10 h 43, le 22 janvier 2012

  • Jabbour, à quelques très rares exceptions près (voyez, je suis sympa), vous parlez toujours dans le vide. Mais moi j'aime vous répondre parce que vous m'amusez toujours. Il y a, ancrée en vous, une habitude de laquelle vous ne saurez jamais vous débarrasser, celle qui naturellement vous exhorte, et de manière souvent hasardeuse, à dénigrer, étiqueter, classer, cataloguer l'autre, c'est-à-dire celui ou celle ou tout ce qui n'est pas comme vous. Aussi, et c'est le cas ici, vous cherchez constamment à vous justifier en voulant comparer et confronter l'injustifiable et l'incomparable. Nous avons là un sujet bien précis, dans un contexte bien précis, et vous détournez l'attention sur des événements qui n'ont rien à voir. Citez-moi une seule personne qui dise qu'il n'y a jamais de bavure de quelque côté que ce soit. Mais là, je vous laisse seul responsable de votre interprétation dictatoriale des événements en Syrie en assimilant la répression sanglante et systématique de votre ami Bachar contre son propre peuple à une bavure qui a déjà fait plus de 5.000 morts et presqu'autant de blessés, disparus ou emprisonnés !

    Robert Malek

    08 h 17, le 22 janvier 2012

  • - - Dans ce cas , pourquoi la " bavure " s'applique à certains et pas à d'autres dans ce conflit monsieur je sais tout ou ronchon du site ? N'est-ce pas monsieur Donald Rumsfeld , secrétaire US à la défense qui a parlé de Collateral Damages pour couvrir et justifier les abus de ses troupes " illégales " qui pilonnaient à tout va en Irak , faisant d'énormes destructions et un nombre incalculable de victimes ? Alors pourquoi cela ne s'applique pas aussi aux troupes " légales " Syriennes qui cherchent à mettre de l'ordre dans leur pays .. ?? !!

    JABBOUR André

    02 h 32, le 22 janvier 2012

  • C'est tout à fait possible qu'il y ait eu bavure, on le redoutait depuis le début, attendons les résultats de l'enquête. Mais de là à affirmer avec le culot légendaire de Jabbour que c'est une attaque délibérée... Mais bon, comme on sait que ça vous amuse Jabbour, vous pouvez continuer, ça n'émeut personne.

    Robert Malek

    14 h 10, le 21 janvier 2012

  • l'ASL seraient des anges aux yeux de quelques uns.. Et pour ces gens-là, la vengeance peut justifier toutes sortes de dérapages; l'important c'est de voir Assad (le fils pour le père) mettre genou à terre, ou même mieux qu'il soit mis six pieds sous terre. Qu'importe si des salafistes et autres crapules venaient nous dire après comment vivre. Encore heureux si on nous permettait de rester sur nos terres ; l'important est de crier victoire comme un coq avant qu'il ne soit égorgé. On les a vu à l'oeuvre à Taëf, on les verra demain aux portiques des aéroports pleurnicher en fuyant, en clamant qu'ils ne savaient pas...

    Henoud Wassim

    12 h 07, le 21 janvier 2012

  • Il y a quelques jours M. Jabbour affirmait que l'ASL etait une armee fantome qui n'existe pas. Maintenant il nous affirme qu'elle programme des actions délibérées étudiées et programmées! Pour des fantômes c'est pas mal...sutour contre des "chabbiha", autres genres de fantômes

    Jacques Allia

    08 h 10, le 21 janvier 2012

  • - - Merci Georges Malbrunot pour cette vérité . J'avais dit la même chose ICI , quand j'ai été incendié et crucifié verbalement pour cela " comme d'hab " .. Là où je ne suis pas d'accord avec Malbrunot , c'est que ce n'était pas une bavure , mais bel et bien une attaque délibérée étudiée et programmée par les fanatiques assassins de l'ASL , pour qu'elle serve leur " fausse " cause , et desserve celle du pouvoir !

    JABBOUR André

    07 h 01, le 21 janvier 2012

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