Rechercher
Rechercher

À La Une - Liban

Salaires : le feuilleton rebondit... pour la dernière fois ?

Nahas approuve le décret relatif au réajustement des salaires, mais s'abstient de signer celui concernant les indemnités de transport.

Le ministre du Travail, Charbel Nahas, a approuvé hier le décret relatif au réajustement des salaires, mais s’est toutefois abstenu de signer le décret concernant les indemnités de transport qu’il juge « illégales ».
Après de longues tractations, le gouvernement avait enfin approuvé mercredi soir le projet se rapportant à la majoration des salaires selon une formule sur laquelle le patronat et la CGTL étaient tombés d’accord à Baabda, le 21 décembre. Un projet en concurrence avec celui présenté par Charbel Nahas. Rappelons que le Conseil des ministres a fixé le salaire minimum à 675 000 livres. Les salaires compris entre 500 000 livres et 1 million de livres recevront une augmentation de 200 000 livres, ceux compris entre 1 million de livres et 1,5 million de livres recevront une augmentation de 250 000 livres, alors que les salaires dépassant les 1,5 million de livres seront augmentés de 300 000 livres.
Le projet du ministre Charbel Nahas prévoyait de fixer le salaire minimum mensuel à 800 000 livres, tout en y incluant les indemnités de transport. C’est notamment à cette clause que se sont opposés les organismes économiques qui disent ne pas pouvoir supporter les lourdes charges qu’une telle mesure impliquerait, notamment au niveau des paiements dus à la Sécurité sociale ainsi qu’au niveau des indemnités de fin de service. Le projet Nahas prévoyait en outre une augmentation de 18 % sur la tranche de salaire s’étendant jusqu’à 1,5 million de livres et une hausse de 10 % sur la tranche supérieure à 1,5 million de livres, avec un plafond de 2,5 millions de livres.
La question que tout le monde se pose à l’heure actuelle est de savoir quel impact la prise de position du ministre du Travail aura sur la mise en œuvre du projet de loi. Selon une source ministérielle, même si le ministre refuse de signer le décret sur les indemnités de transport, les partenaires sociaux peuvent d’ores et déjà enclencher le processus dans les entreprises sans attendre le feu vert formel du gouvernement, selon cette même source.

La CGTL exige un effet rétroactif
Plus tôt dans la journée, le conseil d’administration de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL) a tenu une réunion, présidée par Ghassan Ghosn, pour exiger du gouvernement l’application au plus vite du décret sur la majoration des salaires et de celui relatif aux indemnités de transport. M. Ghosn a insisté pour que les majorations salariales puissent avoir un effet rétroactif de quatre mois, c’est-à-dire depuis l’approbation théorique de la hausse des salaires en date du 12 octobre dernier. Le président de la CGTL a également appelé le gouvernement à surveiller et contenir la hausse des prix, à travers la commission pour l’indice des prix, « afin que l’inflation ne vienne pas à bout des effets positifs de la hausse des salaires ». M. Ghosn a enfin insisté pour que la TVA sur les carburants soit supprimée, en particulier pour le mazout vert et l’essence.
Le ministre du Travail, Charbel Nahas, a approuvé hier le décret relatif au réajustement des salaires, mais s’est toutefois abstenu de signer le décret concernant les indemnités de transport qu’il juge « illégales ».Après de longues tractations, le gouvernement avait enfin approuvé mercredi soir le projet se rapportant à la majoration des salaires selon une formule sur laquelle le patronat et la CGTL étaient tombés d’accord à Baabda, le 21 décembre. Un projet en concurrence avec celui présenté par Charbel Nahas. Rappelons que le Conseil des ministres a fixé le salaire minimum à 675 000 livres. Les salaires compris entre 500 000 livres et 1 million de livres recevront une augmentation de 200 000 livres, ceux compris entre 1 million de livres et 1,5 million de livres recevront une augmentation de 250 000...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut