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Économie - Liban - Séminaire

Gouvernance : quels enjeux pour l’efficacité des entreprises libanaises ?

L’École supérieure des affaires a accueilli hier le premier colloque sur la gouvernance des entreprises. Sa vocation : promouvoir les bonnes pratiques au sein des conseils d’administration des entreprises familiales et patrimoniales libanaises.

La gouvernance ne concerne pas uniquement les grandes sociétés cotées en Bourse, mais également les PME et les entreprises familiales.

La bonne gouvernance peut-elle contribuer à une meilleure performance de l’entreprise ? La question était au cœur d’un colloque organisé hier à Beyrouth par l’École supérieure des affaires (ESA), en partenariat avec l’Institut français des administrateurs (IFA). Étaient notamment présents lors de la rencontre initiée par Hadi el-Assaad, consultant-expert international, les députés Nabil de Freige et Henri Hélou, le premier vice-gouverneur de la Banque du Liban (BDL) Raëd Charafeddine, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth (CCIAB) Mohammad Choucair, des représentants de la Lebanese Transparency Association (LTA) et de l’Institute of Directors (IOD). Les débats ont ainsi porté sur l’enjeu de la bonne gouvernance pour les entreprises familiales et patrimoniales au Liban, ces dernières constituant le fer de lance du développement économique du pays.
« La bonne gouvernance est un enjeu fondamental pour l’efficacité des entreprises, a insisté Daniel Lebègue, président de l’IFA, dans son allocution. Cette dernière ne concerne pas uniquement les grandes entreprises cotées en Bourse, mais également les petites et moyennes entreprises (PME), le secteur public, le monde mutualiste et les entreprises familiales. L’ensemble des acteurs économiques est en réalité concerné par cet enjeu. »
De son côté, Mohammad Choucair a déclaré que la CCIAB s’investissait au mieux pour aider les entreprises libanaises à œuvrer en faveur d’une bonne gouvernance au sein de leurs structures. « Cela se traduit notamment par un appui aux PME, aux microentreprises et par la promotion du respect de l’éthique et de la transparence », a-t-il précisé.
Pour Khalil Fattal, président du groupe Fattal, une bonne gouvernance peut contribuer à améliorer significativement la performance de l’entreprise, mais cela à deux conditions : un engagement sans faille des actionnaires et des dirigeants, sans détourner l’entreprise de sa vocation première : la croissance durable et l’innovation.
Selon le président du groupe, l’augmentation de la taille des entreprises ces dernières années explique en partie l’engouement actuel pour la pratique de la bonne gouvernance. « Au sein de l’entreprise familiale, nous sommes passés d’une centaine de salariés en 1947 à plus de 800 aujourd’hui, a-t-il témoigné. De plus, la révolution technologique, en dépit de tous ses avantages, a rendu le contrôle des pratiques moins évident qu’autrefois. » Il faut en outre prendre en compte la régionalisation des entreprises libanaises. Fattal est aujourd’hui également présent notamment en Syrie, en Irak et en Algérie, ce qui amène le groupe à devoir contrôler les pratiques dans plusieurs pays.
De son côté, Caroline Fattal, membre du conseil d’administration du groupe, a souligné l’importance pour les entreprises familiales de préparer leur succession. « Au Liban, ce type d’entreprise représente 95 % de l’économie du secteur privé, alors que seulement 5 % d’entre elles ne survivent pas à la troisième génération », a-t-elle indiqué.
Pour Hadi el-Assaad, la gouvernance s’exerce essentiellement au sein des conseils d’administration. « L’essentiel en ce qui concerne les entreprises familiales est que la décision ne soit pas prise uniquement par le directeur général sans aucun contre-pouvoir. La gouvernance est tout simplement une question d’éthique et de bon sens. Dans le contexte mondial actuel, cette dernière est fatalement une obligation pour l’ensemble des entreprises », a-t-il conclu.
La bonne gouvernance peut-elle contribuer à une meilleure performance de l’entreprise ? La question était au cœur d’un colloque organisé hier à Beyrouth par l’École supérieure des affaires (ESA), en partenariat avec l’Institut français des administrateurs (IFA). Étaient notamment présents lors de la rencontre initiée par Hadi el-Assaad, consultant-expert international, les députés Nabil de Freige et Henri Hélou, le premier vice-gouverneur de la Banque du Liban (BDL) Raëd Charafeddine, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth (CCIAB) Mohammad Choucair, des représentants de la Lebanese Transparency Association (LTA) et de l’Institute of Directors (IOD). Les débats ont ainsi porté sur l’enjeu de la bonne gouvernance pour les entreprises familiales et patrimoniales...
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