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Moyen Orient et Monde - Crise

L’Iran assure n’avoir jamais tenté de fermer le détroit d’Ormuz

Les Émirats se félicitent du ton plus modéré de Téhéran ; l’UE peine à finaliser l’embargo sur le brut.
L’Iran n’a jamais de son histoire été tenté de fermer le détroit d’Ormuz, a affirmé hier le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, dans un entretien lors d’une visite en Turquie à la chaîne privée NTV. « Nous voulons la paix et la stabilité dans la région. (...) Mais les Américains, qui sont à 12 000 milles de cette zone, veulent diriger certains pays de notre zone », a souligné le ministre iranien, ajoutant qu’il « en appelle à tous les pays de la région : s’il vous plaît, ne vous laissez pas entraîner dans une position dangereuse », a-t-il répété, ajoutant que les États-Unis devraient être disposés à « des négociations sans préalable avec l’Iran », en réponse à une question sur une lettre adressée par l’administration américaine à Téhéran sur la situation dans le détroit d’Ormuz.
Rappelons que fin décembre, Téhéran avait menacé de fermer le détroit face aux sanctions engagées par les pays occidentaux pour empêcher les exportations pétrolières de l’Iran et pousser ce pays à renoncer à son programme nucléaire controversé. Il faut dire que les États-Unis disposent d’une importante présence militaire dans le Golfe. Deux porte-avions américains sont déployés à proximité du Golfe et des dizaines de milliers de soldats sont basés au Moyen-Orient. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite 35 % du pétrole transporté par voie maritime dans le monde, est au centre du jeu d’échecs entre l’Iran et les États-Unis, qui mènent campagne pour durcir les sanctions contre Téhéran. L’Iran en retour souffle le chaud et le froid, répétant, manœuvres navales à l’appui, qu’il a la capacité de fermer ce passage. L’Iran avait déjà en 1987 et 1988 miné les eaux d’Ormuz et du Golfe pour empêcher les pétroliers venant d’Irak ou s’y rendant, alors qu’il était en guerre à l’époque avec ce pays, d’emprunter le détroit. En avril 1988, dans le cadre d’une opération de déminage, une frégate américaine avait été gravement endommagée. Les États-Unis avaient ensuite lancé une opération de représailles sous le nom de code Praying Mantis (mante religieuse), détruisant deux plates-formes pétrolières iraniennes et plusieurs bateaux de guerre.
Sur la question du programme nucléaire iranien, le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a pour sa part rappelé que « les deux parties (Iran et les Occidentaux) ont exprimé leur volonté de se rencontrer et de redémarrer les discussions » interrompues depuis un an. « Maintenant, il appartient à ces parties de décider du lieu et du temps » de ces retrouvailles, a-t-il souligné lors d’une conférence de presse avec M. Salehi, réaffirmant que la Turquie était prête à les accueillir. La Turquie, a-t-il dit, estime que la reprise « dans les plus brefs délais des discussions fera tomber la tension » sur ce dossier nucléaire.
Suite aux déclarations de M. Salehi, le chef de la diplomatie des Émirats arabes unis, Abdallah ben Zayed al-Nahyane, s’est félicité du ton plus conciliant adopté par l’Iran. « Je salue les déclarations de mon homologue iranien », a ainsi lancé cheikh Abdallah lors d’une conférence de presse, ajoutant que « c’est une telle attitude qui doit prévaloir ».
En attendant, les pays de l’Union européenne ne sont pas parvenus, lors d’une réunion de leurs ambassadeurs à Bruxelles, à finaliser les détails de l’embargo pétrolier contre l’Iran, ont déclaré deux diplomates européens au fait des discussions. Ils maintiennent toutefois leur objectif d’arrêter une décision finale lundi lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27, ont-ils précisé. Bruxelles a néanmoins conclu un accord de principe en vue d’interdire une grande partie de ses transactions avec la Banque centrale iranienne.
Signalons finalement que le nouveau chef d’état-major américain, le général Martin Dempsey, a commencé hier sa première visite officielle en Israël. Cette visite de 24 heures intervient au moment où les deux pays alliés semblent en porte-à-faux sur le dossier nucléaire iranien. Israël a laissé entendre à plusieurs reprises que les sanctions économiques contre le régime de Téhéran étaient insuffisantes et qu’il n’excluait pas une opération militaire pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique. Washington, de son côté, craint qu’Israël ne fasse cavalier seul et n’attaque l’Iran sans les prévenir.

(Source : agences)
L’Iran n’a jamais de son histoire été tenté de fermer le détroit d’Ormuz, a affirmé hier le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, dans un entretien lors d’une visite en Turquie à la chaîne privée NTV. « Nous voulons la paix et la stabilité dans la région. (...) Mais les Américains, qui sont à 12 000 milles de cette zone, veulent diriger certains pays de notre zone », a souligné le ministre iranien, ajoutant qu’il « en appelle à tous les pays de la région : s’il vous plaît, ne vous laissez pas entraîner dans une position dangereuse », a-t-il répété, ajoutant que les États-Unis devraient être disposés à « des négociations sans préalable avec l’Iran », en réponse à une question sur une lettre adressée par l’administration américaine à Téhéran sur la situation dans...
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