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À La Une - Crise

Londres accuse le Hezbollah de fournir des armes à Damas

L'UE adopte de nouvelles sanctions contre le régime syrien.

Sur cette photo tirée d'une vidéo YouTube, un char syrien tirant un obus à Bayada dans la ville de Homs. /

Encore un nouveau train de sanctions européennes à l'encontre de Damas. Les pays de l'UE ont décidé mercredi d'imposer de nouvelles sanctions contre 22 personnes et huit nouvelles organisations ou entreprises syriennes pour tenter de faire cesser la répression, ont annoncé mercredi des sources diplomatiques. La décision doit être formellement entérinée lundi lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères.

"Tant que la répression continuera, nous durcirons nos mesures restrictives", a souligné l'une des sources.

 

Les mesures porteront sur des gels d'avoirs et des interdictions de visa en Europe de manière à allonger encore les listes noires existantes. Au total, environ 120 personnes et organisations liées au régime font à ce jour l'objet de sanctions de l'Union européenne.

 

A New York, les discussions des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU sur un projet de résolution russe ont duré plus de quatre heures mardi, sans laisser entrevoir d'accord, selon des diplomates sur place.

 

La Russie, traditionnel allié de Damas, ne soutiendra "aucune sanction", a répété le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, prévenant que son pays, qui dispose du droit de veto, bloquerait toute proposition autorisant une intervention militaire en Syrie.

L'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani, s'était dit samedi favorable à l'envoi de troupes arabes en Syrie pour "mettre fin à la tuerie".

Ces déclarations s'inscrivent "dans le cadre du rôle négatif que joue le Qatar depuis le début de la crise en Syrie", a réagi mercredi le quotidien officiel syrien Techrine, accusant le Qatar de financer et d'armer les opposants.

 

Selon un responsable de la Ligue arabe, l'organisation panarabe pourrait examiner l'éventuel envoi de troupes lors d'une réunion ce week-end au Caire.

En prévision de cette réunion, le Conseil national syrien (CNS), qui réunit les principaux courants de l'opposition, a annoncé avoir envoyé une délégation au Caire pour discuter de nouvelles mesures à l'encontre de la Syrie.

Le CNS est en outre en contact avec des responsables et diplomates étrangers pour discuter de sa demande de transférer le dossier au Conseil de sécurité de l'ONU.

 

Une coalition de 142 organisations arabes a demandé à la Ligue arabe de renoncer à sa mission d'observation, dénonçant son inefficacité et le non-respect du plan arabe de sortie de crise par le régime.

 

La répression de la révolte contre le président syrien Bachar al-Assad a fait au moins 5.400 morts depuis la mi-mars, selon une estimation de l'ONU, dont 400 dans les deux semaines qui ont suivi l'arrivée des observateurs arabes, le 26 décembre.

 

A Londres, le Premier ministre britannique David Cameron a dénoncé mercredi "le soutien considérable" en matière d'armement apporté par l'Iran à M. Assad. M. Cameron a notamment fait état de l'implication du Hezbollah dans l'approvisionnement en armes du régime du "tyran lamentable responsable de la mort de tant de ses concitoyens".

Paris et Washington avaient également accusé l'Iran de fournir des armes à la Syrie, des affirmations démenties par Téhéran.

 

Sur le terrain, les exactions du régime se poursuivaient sans relâche mercredi contre les protestataires. Les violences ont fait sept morts mercredi à travers le pays, au lendemain d'une journée qui avait coûté la vie à 20 personnes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH)

Dans la province d'Idleb (nord-ouest), trois civils ont été tués par les tirs de l'armée et des milices pro-régime. Et un soldat est mort dans des affrontements entre l'armée et des dissidents, tandis qu'un dissident a été tué à un barrage.

A Homs (centre), bastion de la contestation, deux civils sont morts alors que différents quartiers étaient "pilonnés à la mitrailleuse lourde". En outre, le corps d'un jeune, arrêté le 5 janvier et mort sous la torture, a été remis à ses proches, selon l'OSDH.

Au nord-est de Damas, le pilonnage de Zabadani, qui se poursuivait depuis six jours, "a diminué" mercredi, selon le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, qui a affirmé que l'armée avait "essuyé de lourdes pertes humaines et matérielles ces derniers jours" dans cette zone.

Sur le plan politique, le numéro deux des Frères musulmans en Syrie, Mohammad Farouk Tayfour, a affirmé dans un entretien au quotidien panarabe Al-Hayat que le mouvement avait refusé une offre transmise par l'Iran pour diriger un gouvernement en échange du maintien au pouvoir du président Assad.

Sur le plan économique, la livre syrienne a perdu la moitié de sa valeur depuis le début de la révolte et s'échangeait mercredi sur le marché parallèle à 71 livres pour un dollar, aggravant les difficultés économiques du pays.

Cette chute "est directement liée à la crise politique, dont les effets se répercutent plus fortement sur l'économie, ainsi qu'aux sanctions européennes sur les exportations du pétrole syrien", a estimé Jihad Yazigi, du bulletin économique The Syria Report.

Encore un nouveau train de sanctions européennes à l'encontre de Damas. Les pays de l'UE ont décidé mercredi d'imposer de nouvelles sanctions contre 22 personnes et huit nouvelles organisations ou entreprises syriennes pour tenter de faire cesser la répression, ont annoncé mercredi des sources diplomatiques. La décision doit être formellement entérinée lundi lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères.
"Tant que la répression continuera, nous durcirons nos mesures restrictives", a souligné l'une des sources.
 
Les mesures porteront sur des gels d'avoirs et des interdictions de visa en Europe de manière à allonger encore les listes noires existantes. Au total, environ 120 personnes et organisations liées au régime font à ce jour l'objet de sanctions de l'Union européenne.
 
A New York, les discussions...
commentaires (1)

Le temps sera le maître de celui qui n'a pas de maître. Ainsi pataugent les arabes ils ne savent plus comment diriger leurs pays et le comble ils ont recours à l' iranien comme arbitre Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

08 h 47, le 18 janvier 2012

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Commentaires (1)

  • Le temps sera le maître de celui qui n'a pas de maître. Ainsi pataugent les arabes ils ne savent plus comment diriger leurs pays et le comble ils ont recours à l' iranien comme arbitre Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    08 h 47, le 18 janvier 2012

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