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Économie - Liban - Rapport

L’économie libanaise « modérément libre », selon le « Wall Street Journal »

Dans le classement mondial du « Wall Street Journal » et de l’institut américain de recherche The Heritage Foundation sur la liberté économique dans 179 pays, le Liban s’est classé 90e. L’économie libanaise a ainsi été qualifiée de « modérément libre » par les deux institutions.

Selon le classement annuel du Wall Street Journal et de l’institut de recherche américain The Heritage Foundation, le Liban demeure relativement stable en termes d’indice de liberté économique. Il s’est ainsi classé au 90e rang mondial parmi 179 pays du classement et 9e sur 16 pays de la région Moyen-Orient Afrique du Nord (MENA), inclus dans l’étude. Au niveau mondial, le pays du Cèdre a ainsi reculé d’une place par rapport à l’étude précédente, mais a réussi à se maintenir au même rang régional, tandis que la tendance était significativement à la baisse.


D’après l’enquête, citée par le Lebanon Weekly Monitor de la Bank Audi, l’économie libanaise a ainsi été qualifiée de « modérément libre ». En effet, sur base de cet indice conjointement élaboré par les deux entités, le Liban a obtenu un score de 60,1 %, une note identique à celle de l’année dernière et supérieure à la moyenne mondiale de 59,5 %.
L’indice de liberté économique est calculé en fonction de dix composantes, regroupées en quatre sous-catégories : les lois, le niveau d’intervention de l’État, l’efficacité des réglementations et l’ouverture des marchés. Chacune des dix composantes est notée sur une échelle de 0 à 100, le score total représentant la moyenne des scores de ces indicateurs.
En matière de lois, le Liban s’est vu attribuer un score de 25 % tant au niveau de l’indicateur sur les droits de propriété que sur celui de la liberté vis-à-vis de la corruption. Selon le rapport, le système judiciaire libanais demeure peu efficace et dépendant de l’ingérence politique. La corruption y est importante, toujours selon les mêmes sources, et continue de miner l’état déjà fragile des droits.


Dans le domaine relatif au poids des taxes et des impôts, le Liban a obtenu son score le plus élevé, de 90,8 %. Cette catégorie mesure le poids des charges fiscales sur l’économie. Le rapport a indiqué à cet égard que la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu ne dépasse pas les 20 % et que l’impôt sur les sociétés ne dépasse pas les 15 %. Toujours selon les mêmes sources, les autres taxes incluant celles sur la valeur ajoutée, la succession et l’ensemble des autres taxes s’élèvent à 17,2 % du revenu intérieur. Le score du Liban en termes de dépenses du gouvernement a augmenté de 68,2 %, cela s’expliquant en termes relatifs par des dépenses totales du gouvernement qui ont diminué à 32,5 % du PIB.


En ce qui concerne l’efficacité des réglementations, trois indicateurs sont pris en compte : la facilité d’entreprendre, la liberté d’embauche et la liberté monétaire. Le Liban s’est ainsi vu attribuer un score de 53,9 % pour le premier indicateur, ce qui montre que la liberté de faire des affaires demeure limitée par le cadre réglementaire. Selon le rapport, licencier peut coûter jusqu’à trois fois plus que le revenu annuel moyen. Les démarches pour fermer une entreprise sont quant à elles longues et coûteuses. En ce qui concerne la liberté d’embauche, le Liban a obtenu un score de 60,6 %, le cadre réglementaire demeurant rigide. Le Liban s’est en outre vu attribuer la note de 76,9 % dans la catégorie mesurant la stabilité monétaire.


Par ailleurs, l’ouverture des marchés est mesurée en fonction de trois indicateurs que sont la liberté financière, celle d’investir et celle de faire du commerce. En matière d’échanges, le Liban a obtenu le score élevé de 80,4 % grâce à son système ouvert et aux efforts accomplis par le pays pour faire partie de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). En ce qui concerne les investissements, le Liban s’est vu attribuer la note de 60 % en raison notamment de l’instabilité politique et l’interprétation arbitraire et peu transparente des lois qui continue de rendre frileux les investisseurs étrangers. Enfin, en matière de liberté financière, le score du pays du Cèdre est resté inchangé avec une note de 60 %.

Selon le classement annuel du Wall Street Journal et de l’institut de recherche américain The Heritage Foundation, le Liban demeure relativement stable en termes d’indice de liberté économique. Il s’est ainsi classé au 90e rang mondial parmi 179 pays du classement et 9e sur 16 pays de la région Moyen-Orient Afrique du Nord (MENA), inclus dans l’étude. Au niveau mondial, le pays du Cèdre a ainsi reculé d’une place par rapport à l’étude précédente, mais a réussi à se maintenir au même rang régional, tandis que la tendance était significativement à la baisse.
D’après l’enquête, citée par le Lebanon Weekly Monitor de la Bank Audi, l’économie libanaise a ainsi été qualifiée de « modérément libre ». En effet, sur base de cet indice conjointement élaboré par les deux entités, le Liban a obtenu...
commentaires (1)

- - Je vous renvoie au rapport de la Banque Mondiale sur le Liban , son économie , et sur la désastreuse situation de ses finances et du ministère des finances , accusés d'être et d'avoir été depuis 1994 , une sorte de caisse sans contrôle , où le ministre des finances faisait ce qu'il voulait , comme il voulait , sans traces ni comtes à rendre a qui que ce soit , avec une cellule de renseignements située au sein même du ministère ... pour enfin arriver au grand sérail .. Je vous laisse le soin de lire ce rapport qui ne restera pas sans suites , et qui vient donner raison à la cour des comptes et surtout , au CPL et son excellent président de la commission des finances , qui a fait de ce dossier selon les instructions de son chef , une priorité nationale , pour pouvoir redresser le pays . Merci de publier .

JABBOUR André

03 h 23, le 17 janvier 2012

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Commentaires (1)

  • - - Je vous renvoie au rapport de la Banque Mondiale sur le Liban , son économie , et sur la désastreuse situation de ses finances et du ministère des finances , accusés d'être et d'avoir été depuis 1994 , une sorte de caisse sans contrôle , où le ministre des finances faisait ce qu'il voulait , comme il voulait , sans traces ni comtes à rendre a qui que ce soit , avec une cellule de renseignements située au sein même du ministère ... pour enfin arriver au grand sérail .. Je vous laisse le soin de lire ce rapport qui ne restera pas sans suites , et qui vient donner raison à la cour des comptes et surtout , au CPL et son excellent président de la commission des finances , qui a fait de ce dossier selon les instructions de son chef , une priorité nationale , pour pouvoir redresser le pays . Merci de publier .

    JABBOUR André

    03 h 23, le 17 janvier 2012

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