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Moyen Orient et Monde - Crise

Le Nigeria toujours dans l’attente de nouvelles négociations

Le Nigeria attendait toujours hier une éventuelle reprise des négociations après l’échec d’une rencontre la veille sur le prix du carburant à l’origine de la grève générale qui paralyse depuis une semaine le pays le plus peuplé et premier producteur d’Afrique de brut. Mais les syndicats n’ont pas claqué la porte aux discussions et la principale centrale du secteur pétrolier n’a pas mis à exécution sa menace de fermer les puits dès samedi minuit en cas d’échec des pourparlers. Abdulwahed Omar, président de la puissante centrale Nigeria Labour Congress (NLC) a toutefois brandi la menace d’une reprise aujourd’hui de la grève générale – entamée le 9 janvier et suspendue durant le week-end pour permettre les négociations – faute d’accord d’ici là.
Dès les premières heures de la matinée, d’importantes files d’attente s’étaient donc formées devant des stations-service dans plusieurs quartiers de Lagos, provoquant au moins quatre heures d’attente pour des conducteurs souhaitant faire le plein au cas où le pays replongerait dans la grève générale. La suspension de la grève a également permis aux Nigérians qui en ont les moyens de se ravitailler ce week-end après une semaine de mobilisation.
Dans ce contexte tendu, une équipe gouvernementale et d’influents gouverneurs ont rencontré hier le président du Sénat nigérian David Mark qui assume le rôle de médiateur entre gouvernement et syndicalistes. De même, les syndicats ont rejeté hier sur le gouvernement la responsabilité du blocage. Les négociations « ont été bloquées par des divergences sur la méthode à employer pour trouver une solution à la crise », ont déclaré le NLC et l’autre grande centrale, le Trade Union Congress (TUC), dans un communiqué commun, affirmant être prêts à des pourparlers.
Rappelons que le président Goodluck Jonathan a décidé de ne plus subventionner les carburants pour financer la modernisation des infrastructures. Mais le doublement du prix de l’essence frappe durement une population dont la majorité vit avec moins de deux dollars par jour.
Le Nigeria doit également gérer un conflit interconfessionnel, qui connaît un regain d’acuité depuis Noël et des attentats revendiqués par le groupe islamiste Boko Haram, avec près d’une centaine de morts.
(Source : AFP)
Le Nigeria attendait toujours hier une éventuelle reprise des négociations après l’échec d’une rencontre la veille sur le prix du carburant à l’origine de la grève générale qui paralyse depuis une semaine le pays le plus peuplé et premier producteur d’Afrique de brut. Mais les syndicats n’ont pas claqué la porte aux discussions et la principale centrale du secteur pétrolier n’a pas mis à exécution sa menace de fermer les puits dès samedi minuit en cas d’échec des pourparlers. Abdulwahed Omar, président de la puissante centrale Nigeria Labour Congress (NLC) a toutefois brandi la menace d’une reprise aujourd’hui de la grève générale – entamée le 9 janvier et suspendue durant le week-end pour permettre les négociations – faute d’accord d’ici là. Dès les premières heures de la matinée,...
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