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Économie - Polémique

L’Association des agriculteurs condamne certaines décisions « aléatoires » du ministère de l’Agriculture

L’Association des agriculteurs libanais (AAL) a tenu la semaine dernière une réunion d’urgence pour discuter de « plusieurs décisions aléatoires et injustes prises par le ministère de l’Agriculture qui lèsent certains agriculteurs », a indiqué à L’Orient-Le Jour le président de l’AAL, Antoine Hoyek.
Le premier point qu’il condamne concerne la décision prise par le ministre de l’Agriculture, Hussein Hajj Hassan, qui a demandé aux producteurs de pommes et de raisins de s’enregistrer au ministère, faute de quoi ils se verraient dans l’interdiction de vendre leur marchandise. « Nous ne sommes pas contre un registre agricole, mais il doit concerner tous les agriculteurs du pays et être encadré par une loi et des normes claires et transparentes », a précisé M. Hoyek. Selon lui, un tel registre devrait être tenu par la Chambre de commerce ou d’agriculture et non par le ministère de l’Agriculture « qui travaille systématiquement en faveur des intérêts des agriculteurs de son parti politique », a ajouté le président de l’AAL.
Le deuxième élément que l’AAL conteste est la décision prise par le ministère de l’Agriculture d’empêcher toute vente de pommes locales contenant des résidus chimiques. « Sur le principe, nous sommes tout à fait d’accord, mais pourquoi le ministre s’acharne-t-il sur quelques producteurs locaux alors qu’il refuse d’appliquer les mêmes conditions pour les pommes importées ? » s’est interrogé M. Hoyek.
La tempête qui s’est abattue sur le pays à la fin de l’année 2010 et les dédommagements impartis aux agriculteurs est un autre point qui fait débat. « Tout le monde n’a pas été indemnisé de la même façon. Pire, la commission chargée d’évaluer les pertes ne s’est déplacée que dans certaines régions, ce qui crée une grande injustice pour tous les agriculteurs qui n’ont pas eu droit à cette visite », a martelé M. Hoyek.
Enfin, l’AAL s’est indignée du refus du ministère de l’Agriculture d’adopter le projet de loi visant à créer une institution publique chargée d’assurer les agriculteurs en cas de catastrophe naturelle. « À la place, le ministère prévoit la création de coopératives, dont le fonctionnement, comme toutes les autres coopératives, sert les intérêts des partis politiques et n’est nullement transparent », a ajouté M. Hoyek.
L’Association des agriculteurs libanais (AAL) a tenu la semaine dernière une réunion d’urgence pour discuter de « plusieurs décisions aléatoires et injustes prises par le ministère de l’Agriculture qui lèsent certains agriculteurs », a indiqué à L’Orient-Le Jour le président de l’AAL, Antoine Hoyek. Le premier point qu’il condamne concerne la décision prise par le ministre de l’Agriculture, Hussein Hajj Hassan, qui a demandé aux producteurs de pommes et de raisins de s’enregistrer au ministère, faute de quoi ils se verraient dans l’interdiction de vendre leur marchandise. « Nous ne sommes pas contre un registre agricole, mais il doit concerner tous les agriculteurs du pays et être encadré par une loi et des normes claires et transparentes », a précisé M. Hoyek. Selon lui, un tel registre devrait...
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