Rechercher
Rechercher

Économie

Dans la tempête, l’Allemagne solidaire mais exigeante envers ses partenaires

L’Allemagne, forte de son triple A, a affiché ce week-end une solidarité sans faille avec ses partenaires européens tout en accentuant la pression pour plus de rigueur budgétaire, après la dégradation de neuf pays de la zone euro, dont la France, par Standard & Poor’s.
Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble, pilier du gouvernement, et la chancelière Angela Merkel sont montés au créneau pour rassurer les investisseurs, mais aussi leur opinion publique en minimisant l’impact des décisions de l’agence de notation.
Ils ont donné l’image d’un pays sûr de lui, se voyant comme le pôle de stabilité en Europe face notamment à une France amoindrie.
Mme Merkel, qui dirige le dernier grand pays de la zone euro à jouir de la meilleure note de solvabilité, a eu beau jeu de souligner sa solidarité avec Paris, après les critiques parfois germanophobes qu’elle a endurées notamment en France.
En marge d’un meeting électoral à Kiel (Nord), elle a fait remarquer que Fitch avait maintenu son triple A à la France « probablement pour le reste de l’année », contrairement à Standard & Poor’s. Et puis, AA+ n’est « vraiment pas une mauvaise notation », a-t-elle dit.
La dégradation qui risque d’augmenter le coût des emprunts des pays visés et de renchérir le sauvetage de la zone euro « ne nous laisse pas indifférents », a insisté M. Schäuble. « Nous sommes tous étroitement liés les uns aux autres », a-t-il ajouté, alors que des économistes s’inquiètent de l’impact de la crise européenne sur l’économie allemande.
Des voix eurosceptiques se font pourtant entendre à Berlin, comme celle du député Frank Schäffler du parti libéral FDP, partenaire minoritaire de la coalition, craignant que la dégradation de vendredi finisse « par impacter la note allemande ».
Les 211 milliards d’euros de garantie apportés par l’Allemagne ne seront désormais pas suffisants, affirme ce député médiatique, parti en guerre à l’automne contre le plan de sauvetage de l’euro.
« Les adversaires de la politique européenne de Merkel trouvent un nouvel argument dans la dégradation survenue vendredi, mais ils sont peu nombreux et n’ont pas d’impact sur la politique du gouvernement », souligne Carsten Koschmieder, un politologue berlinois.
Les derniers sondages notent une hausse du parti conservateur CDU de Mme Merkel, montrant que l’opinion approuve sa gestion de crise. « Les gens éprouvent de la fierté à voir que l’Allemagne s’en sort mieux que les autres. Les dégradations de vendredi renforcent la chancelière », note Gerd Langguth, expert en sciences politiques à Bonn.
Cependant, le pays commence à être rattrapé par la crise, comme l’a montré le recul du produit intérieur brut (PIB) allemand au dernier trimestre de 2011 et la révision à la baisse de la croissance pour 2012 prévue mercredi.
Dans ce contexte, un nouvel alourdissement de la contribution allemande au plan de sauvetage serait difficile à faire passer. Mme Merkel a balayé ces inquiétudes, affirmant que la dégradation des notes de solvabilité de Standard & Poor’s n’allait pas augmenter la facture du plan de sauvetage de l’euro.
Mais elle a profité de sa position de force pour faire valoir sa ligne d’une stricte orthodoxie budgétaire sur la scène européenne alors que des pays réclament une ligne moins dure.
La chancelière a promis l’adoption rapide du pacte renforçant la discipline budgétaire de la zone euro « pour rassurer les investisseurs ».
« Ces décisions seront prises rapidement », a-t-elle dit. « Nous sommes désormais sous pression pour mettre en œuvre le pacte budgétaire et il ne s’agit pas d’essayer de l’adoucir partout où l’on peut », a-t-elle dit, promettant des « sanctions conséquentes » pour les États indisciplinés.
(Source : AFP)
L’Allemagne, forte de son triple A, a affiché ce week-end une solidarité sans faille avec ses partenaires européens tout en accentuant la pression pour plus de rigueur budgétaire, après la dégradation de neuf pays de la zone euro, dont la France, par Standard & Poor’s.Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble, pilier du gouvernement, et la chancelière Angela Merkel sont montés au créneau pour rassurer les investisseurs, mais aussi leur opinion publique en minimisant l’impact des décisions de l’agence de notation.Ils ont donné l’image d’un pays sûr de lui, se voyant comme le pôle de stabilité en Europe face notamment à une France amoindrie.Mme Merkel, qui dirige le dernier grand pays de la zone euro à jouir de la meilleure note de solvabilité, a eu beau jeu de souligner sa solidarité avec Paris, après...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut