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À La Une - Diplomatie

Pour Davutoglu, le "Printemps arabe a commencé au Liban"

Le Liban constitue un bon exemple de coexistence des religions, estime le chef de la diplomatie turque.

Le ministre turc au Grand Sérail.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, qui est arrivé ce matin à Beyrouth en compagnie d'une délégation turque, a affirmé que le "Printemps arabe a commencé au Liban".

"Le Liban est un pays démocratique et sa stabilité est importante pour la stabilité régionale", a-t-il dit à l'issue de sa réunion avec le Premier ministre Nagib Mikati.

 

Plus tôt dans la journée, le chef de la diplomatie turque s'était rendu au Palais de Baabda pour des discussions avec le président Michel Sleiman. Les deux hommes ont discuté des relations bilatérales et ont évoqué la situation régionale, notamment la crise en Syrie.

 

Ces questions étaient également au menu de la rencontre entre M. Davutoglu et le chef du Parlement, Nabih Berry, qui l'a reçu à Aïn el-Tiné.

 

Dans l'après-midi, le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu s'est rendu à Bkerké pour s'entretenir avec le patriarche maronite Mgr Béchara Raï. Le volet religieux a dominé cet entretien qualifié de "réussi" par M. Davutoglu. "Le Liban constitue un bon exemple de coexistence des religions", a affirmé le dirigeant turc, insistant sur la nécessité de respecter toutes les confessions et de préserver la diversité religieuse et culturelle au Moyen-Orient et notamment au Liban.


M. Davutoglu a par ailleurs transmis au patriarche maronite une invitation officielle à se rendre en Turquie.

 

Le ministre turc s'est entretenu par la suite avec le chef du bloc parlementaire du Hezbollah le député Mohammad Raad, à l'hôtel Phoenicia, a rapporté l'Agence nationale d'Information, sans fournir plus de détails sur les sujet abordés au cours de cette réunion.

 

M. Davutoglu participera dimanche à une conférence sur la démocratie dans le monde arabe, organisée à Beyrouth.

Le chef des Nations unies Ban Ki-moon s'adressera devant des représentants des pays du Printemps arabe au cours de cette conférence.

 

"D'anciens et actuels responsables du monde entier vont parler de leurs riches et extraordinaires expériences dans le cadre de la transition vers la démocratie," affirme à l'AFP Maha Yahya, conseillère régionale de l'ESCWA (commission socio-économique des Nations unies pour l'Asie de l'ouest).

La conférence de deux jours vise à aider les décideurs de la région dans les démocraties émergentes dans le monde arabe à tirer profit des expériences dans d'autres pays, selon Mme Yahya qui organise l'événement.

 

Parmi les autres participants internationaux figure l'ex-présidente du Chili, Michelle Bachelet, qui évoquera la transition de son pays vers la démocratie après 17 ans de dictature sous Augusto Pinochet. L'ex-chef de la Ligue arabe et candidat à la présidentielle égyptienne Amr Moussa, sera également au rendez-vous.

 

"Là où des soulèvements populaires ont réussi à renverser des autocrates, les gens découvrent qu'il ne s'agit que d'un premier pas, et que la route vers la démocratie est longue et semée d'embûches", note un communiqué de l'ESCWA.

L'ex-président du Sierra Leone Ahmad Tejan Kabbah expliquera comment son pays a réussi à intégrer les ex-combattants de la guerre civile (1991-2002) dans l'armée et la société. L'ex-président mauritanien Ali Ould Mohammed Vall, qui a mené un coup d'Etat militaire en 2008 puis a quitté le pouvoir après des élections démocratiques un an plus tard, doit aussi s'exprimer.

"C'est un exemple d'un fait rare, notamment lorsque des militaires parviennent au pouvoir", souligne Mme Yahya.

 

 

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, qui est arrivé ce matin à Beyrouth en compagnie d'une délégation turque, a affirmé que le "Printemps arabe a commencé au Liban".
"Le Liban est un pays démocratique et sa stabilité est importante pour la stabilité régionale", a-t-il dit à l'issue de sa réunion avec le Premier ministre Nagib Mikati.
 
Plus tôt dans la journée, le chef de la diplomatie turque s'était rendu au Palais de Baabda pour des discussions avec le président Michel Sleiman. Les deux hommes ont discuté des relations bilatérales et ont évoqué la situation régionale, notamment la crise en Syrie.
 
Ces questions étaient également au menu de la rencontre entre M. Davutoglu et le chef du Parlement, Nabih Berry, qui l'a reçu à Aïn el-Tiné.
 
Dans l'après-midi, le chef de la diplomatie...
commentaires (3)

Mme Malha, Bravo et félicitations ! Vous montrez qui est le vrai fuyard de ce pays.

Halim Abou Chacra

10 h 14, le 15 janvier 2012

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Commentaires (3)

  • Mme Malha, Bravo et félicitations ! Vous montrez qui est le vrai fuyard de ce pays.

    Halim Abou Chacra

    10 h 14, le 15 janvier 2012

  • Le printemps arabe a commencé à partir de chez nous bien avant le départ de Monsieur Hariri et la venue du gouvernement actuel formé de l'homme FORT et de ses ministres plus que COMPETENTS qui accumulent victoire après victoire . Le printemps arabe a commencé quand plus d'un million de libanais ont voulu et exigé le départ des syriens et ceci avant le retour du premier de la liste des fuyards après 15 ans d'absence, fort déçu de ne pas être reçu à son retour en grand seigneur, sans fanfare ni présentation des armes par l'armée libanaise et sûrement pas à l'époque, par le Hezb ses amis actuels. Marie José Malha

    Marie Jose Malha

    05 h 00, le 15 janvier 2012

  • - - Eh oui , le printemps " arabe " a commencé au Liban , quand le fuyard fut débarqué du Sérail avec toute sa smalla , qui furent remplacé par l'actuel gouvernement et son homme fort , qui contrôle à lui seul , plus du tiers de ses membres , et la majorité des deux tiers , avec ses alliés , choses inédite au pays d'Alice .

    JABBOUR André

    09 h 32, le 14 janvier 2012

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