Une foule imposante a assisté hier aux obsèques du scientifique iranien assassiné. Atta Kenare/AFP
Fin décembre, Téhéran avait menacé de fermer le détroit si la marine américaine maintenait sa présence dans le Golfe, sans oublier l’adoption par les pays occidentaux de sanctions contre ses exportations pétrolières en raison de son programme nucléaire controversé.
Sur ce plan, une mission de haut niveau de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) menée par son inspecteur en chef, le Belge Herman Nackaerts, se rendra fin janvier en Iran pour tenter une dernière fois de clarifier les soupçons quant à une possible visée militaire du programme nucléaire de la République islamique.
Encore et toujours de nouvelles sanctions...
Plus encore, l’Occident s’apprête à durcir à nouveau ses sanctions contre l’Iran, une évolution qui traduit aussi son impuissance à faire plier son adversaire dans une lutte à l’issue incertaine et à laquelle continuent de s’opposer la Chine et la Russie. L’application des nouvelles mesures devrait ainsi s’étaler sur l’année 2012. Le 23 janvier, l’Union européenne devrait y aller à son tour avec des sanctions effectives elles aussi d’ici à quelques mois.
En réaction, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov a estimé hier que les nouvelles sanctions contre l’Iran ont pour but de changer le régime dans ce pays, selon l’agence Interfax.
En outre, le Japon a fait marche arrière hier au sujet des sanctions proposées par les États-Unis pour interdire les ventes de pétrole iranien, en exprimant ses réserves à l’égard de mesures qui risquent selon lui de faire flamber les prix du brut et nuire à l’économie mondiale, d’après des propos tenus par le ministre japonais des Affaires étrangères, Koichiro Gemba. Le Japon importe entre 9 % et 10 % de son pétrole d’Iran et a déjà réduit cette part de près de moitié au cours des cinq dernières années, a-t-il rappelé.
Cette prudence va à l’encontre des affirmations du ministre japonais des Finances Jun Azumi qui avait déclaré jeudi que le Japon allait « prendre au plus vite des mesures concrètes et planifiées pour réduire encore la part » du pétrole iranien dans ses importations.
Obsèques officielles pour Roshan
En attendant, l’Iran a organisé hier à Téhéran des obsèques officielles pour Mostafa Ahmadi Roshan, son scientifique nucléaire tué dans un attentat imputé par la plus haute autorité du régime à la CIA américaine et au Mossad israélien. Une foule importante a assisté à l’inhumation, scandant des slogans hostiles aux États-Unis, à Israël et à la Grande-Bretagne.
Rappelons que le scientifique a été tué mercredi avec son chauffeur dans l’explosion d’une bombe magnétique placée sur sa voiture en plein centre de la capitale, attentat fermement condamné d’ailleurs par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.
Le président israélien Shimon Peres a cependant affirmé hier aux médias israéliens ne pas avoir connaissance d’une éventuelle implication de son pays.
C’est dans ce climat particulièrement tendu que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a achevé jeudi soir une tournée durant laquelle il a obtenu le soutien de quatre pays alliés d’Amérique latine (Nicaragua, Cuba, Équateur et Venezuela) à son programme nucléaire, assurant que son peuple résisterait aux pressions de plus en plus vives de l’Occident. « Le nucléaire est une excuse politique. Tout le monde sait que l’Iran ne cherche pas à fabriquer des bombes atomiques », a ajouté M. Ahmadinejad.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Disons Zone d'exercices militaires permanents comme je l'avais déjà décrit, chers Zamis!
15 h 57, le 14 janvier 2012