Chypre a autorisé le navire à reprendre la mer après avoir reçu l'assurance écrite que la cargaison n'était pas destinée à la Syrie. /
Un navire russe transportant une "cargaison dangereuse" est arrivé vendredi soir en Syrie, selon une source au sein de la compagnie d'exploitation du bateau. Selon des médias russes, il pourrait transporter jusqu'à 60 tonnes d'armes et d'équipement militaire.
Le bateau avait dû faire escale à Chypre pour faire le plein, et les autorités chypriotes l'avaient laissé repartir après avoir reçu des assurances de ses propriétaires qu'il ne se rendrait pas en Syrie.
Les États-Unis ont fait part à Moscou de leur inquiétude à propos de ce navire. "En ce qui concerne ce navire, nous avons fait part de notre inquiétude à la Russie et à Chypre, qui a été la dernière escale de ce bateau", a déclaré Victoria Nuland, porte-parole du département d’État. "Nous continuons à rechercher des clarifications sur ce qui s'est passé", a ajouté Mme Nuland, rappelant que l'administration américaine avait multiplié les appels en direction des pays continuant à vendre ou fournir des armes à la Syrie afin qu'ils cessent ces activités.
Le navire Chariot, battant pavillon de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, transporte une cargaison "classée comme dangereuse (...), mais nous ne sommes pas obligés de savoir ce qui est dans ses conteneurs", a déclaré à l'AFP une source au sein de la compagnie Westberg Ltd, qui l'opère et dont le siège est à Saint-Pétersbourg.
En Turquie, le ministère des Affaires étrangères a confirmé vendredi que le "Chariot" était à quai à Tartous, port du littoral méditerranéen syrien où la marine russe dispose d'installations navales depuis l'époque soviétique.
Sur le plan diplomatique, la Russie a critiqué vendredi les amendements occidentaux à son projet de résolution à l'ONU sur la Syrie, présenté à la mi-décembre. "Malheureusement, l'approche occidentale est diamétralement opposée à la nôtre. Compte tenu des amendements qu'ils nous ont fournis, leur but est d'obtenir le changement du régime d'Assad à Damas", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov à l'agence Interfax. "Les amendements rendent stérile le contenu de notre texte (...) Nous appelons les deux parties à arrêter les violences et à entamer un processus politique sans intervention étrangère", a-t-il poursuivi.
Sur le terrain, comme tous les vendredis, les Syriens avaient été appelés par les militants pro-démocratie à manifester contre le régime. Cette semaine, leur mot d'ordre était le soutien à l'Armée syrienne libre (ASL), qui regrouperait quelque 40.000 déserteurs et dont le chef Riad al-Assaad est basé en Turquie. Des dizaines de milliers de personnes ont répondu à l'appel en manifestant à travers le pays.
Dans la région d'Idleb (nord-ouest), près de 20.000 manifestants sont sortis dans la ville d'Ariha appelant à la chute du régime, alors qu'un manifestant a été tué par les tirs des forces de l'ordre dans la localité de Kafrnoubol, dans cette même région, proche de la frontière turque.
Près de Damas, 15.000 personnes ont manifesté sur la place de la Grande Mosquée à Douma, où "des affrontements ont eu lieu ce matin entre des agents de sécurité et des déserteurs", selon l'organisation syrienne des droits de l'homme (OSDH). Les forces de sécurité ont procédé à des perquisitions dans le quartier al-Sindyané de cette ville, située à 20 km de Damas.
Plus de 5.000 personnes ont manifesté également à Palmyre, après la prière, dans la région de Homs (centre), bastion de la contestation contre le régime.
Plusieurs explosions, suivies de tirs, ont été entendues dans la ville même de Homs, à 160 km au nord de Damas.
Les forces de sécurité ont également ouvert le feu pour disperser des manifestations dans les quartiers d'al-Joubeila et d'al-Arfi à Deir Ezzor (est) et à Jassem, dans le gouvernorat de Deraa (sud), ainsi que dans des localités de la banlieue de Damas, selon l'OSDH et les Comités locaux de coordination (LCC) qui chapeautent les manifestants sur le terrain.
Plusieurs manifestations ont en outre rendu hommage au journaliste français Gilles Jacquier, tué mercredi d'un obus à Homs, dans des circonstances "troublantes" selon son employeur France Télévisions, alors qu'il était en reportage avec plusieurs confrères. "Gilles Jacquier, vous êtes dans nos cœurs", proclamait une pancarte arborée par un manifestant dans le quartier de Barzé, à Damas, selon une vidéo diffusée sur Youtube par les Comités locaux de coordination (LCC).
A Irbin, dans la province de Damas, de jeunes manifestants ont présenté leur "sincères condoléances à la République française pour le martyre du journaliste héros Gilles Jacquier", pouvait-on lire sur une pancarte.
Le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête pour homicide volontaire après la mort de Gilles Jacquier. La présidence française soupçonne "une manipulation" des autorités syriennes, selon le quotidien Le Figaro.
Par ailleurs, les chefs des groupes de l'opposition politique et militaire syriens se sont rencontrés pour organiser la suite de leur action contre le régime de Bachar el-Assad, selon un communiqué vendredi. Le dirigeant du Conseil national syrien (CNS) regroupant la majorité de l'opposition, Burhan Ghalioun, et le colonel Riad al-Assaad, chef de l'ASL, se sont vus jeudi, indique le texte du CNS sans préciser le lieu de la rencontre.
"Les deux parties sont convenues de mettre au point un plan détaillé en vue de restructurer les unités et les brigades de l'ASL", afin notamment d'intégrer de nouvelles recrues dans leurs rangs, en particulier des hauts gradés, selon le texte parvenu à l'AFP à Nicosie. M. Ghalioun et le colonel al-Assaad sont aussi convenu de la nécessité "d'assurer une véritable coordination entre les deux entités pour apporter un soutien optimal à la révolution syrienne".
L'ASL a mené plusieurs opérations contre des soldats de l'armée régulière qui ont fait des dizaines de morts.
Parallèlement, le secrétaire général de la Ligue arabe a exprimé ses craintes sur l’évolution de la crise syrienne. "Oui, je crains une guerre civile et les événements que nous observons et entendons pourraient déboucher sur une guerre civile", a déclaré Nabil al-Arabi dans une interview diffusée vendredi par la chaîne de télévision égyptienne Al Hayat. "Tout problème en Syrie aura des conséquences pour les pays voisins", a ajouté le chef de l'organisation panarabe, qui a envoyé des observateurs dans le pays pour superviser la mise en oeuvre d'un plan de sortie de crise.
Une mission qui s'emploie actuellement à préserver sa crédibilité alors que plusieurs de ses membres ont commencé à la quitter en dénonçant son impuissance et que l'opposition syrienne estime qu'elle permet avant tout au régime de gagner du temps.
Si Nabil el-Arabi a qualifié de "préoccupants" les comptes rendus du chef de la mission, il a toutefois réfuté de récentes conclusions du sous-secrétaire des Nations unies Lynn Pasco, selon qui la répression se serait accentuée depuis l'arrivée des observateurs. Il ne fait "aucun doute que le rythme des morts violentes a baissé grâce à la présence des observateurs", a-t-il déclaré.
Lire aussi : Deux courants divisent l’opposition syrienne sur l’opportunité d’une intervention étrangère
Le bateau avait dû faire escale à Chypre pour faire le plein, et les autorités chypriotes l'avaient laissé repartir après avoir reçu des assurances de ses propriétaires qu'il ne se rendrait pas en Syrie.
Les États-Unis ont fait part à Moscou de leur inquiétude à propos de ce navire. "En ce qui concerne ce navire, nous avons fait part de notre inquiétude à la Russie et à Chypre, qui a été la dernière escale de ce bateau", a déclaré Victoria Nuland, porte-parole du département d’État. "Nous continuons à rechercher des clarifications sur ce qui s'est...



Voilà les signes annonciateurs d'une défaite à consommer chaude, un bâteau avec une cargaison dangeureuse que les yanky auraient détecté et qui arrive à bon port ?? Mais comment faire comprendre aux pauvres syriens qui complotent avec les étrangers qu'ils seront sacrifiés comme tout collabo yanky par les yanky eux mêmes.
06 h 37, le 14 janvier 2012