Rechercher
Rechercher

Économie - Conférence

Budget 2012 : réalités et aspirations



L’espace culturel Ninar a organisé mardi à Beyrouth une conférence sur le thème « Budget 2012 et finances publiques : réalités et aspirations ». L’objectif de la rencontre, animée par Karim Daher, fiscaliste et chargé de cours à l’Université Saint-Joseph (USJ), était d’analyser le projet de loi de finances 2012 pour ensuite tenter de dégager des propositions de réformes fiscales. Rappelons que depuis 2005, le Liban n’a pas eu de loi de finances. « Le gouvernement actuel a compris que pour stimuler la croissance, il fallait renforcer les dépenses d’investissement dans un objectif économique et social, a souligné Karim Daher dans son allocution. Malheureusement, les dépenses de fonctionnement occupent encore la grande majorité des dépenses », a-t-il poursuivi. Dans ce poste, les traitements, salaires et assimilés représentent près de 4 milliards de livres, soit près de 22 % du total des dépenses courantes. En ce qui concerne les dépenses d’investissement, l’expropriation pour besoins de construction et d’occupation de routes, de ports et d’aéroports représente encore le poste principal avec 254 800 000 de livres de dépenses prévues. Toujours selon les chiffres du projet de loi de finances 2012, le déficit budgétaire global s’élèverait à 6 247 000 000 de livres. « Les dépenses reflètent ainsi le poids important du service de la dette, précise Karim Daher. Or l’objectif d’une loi des finances est d’encourager la croissance par le biais d’incitations fiscales, de lutte contre le chômage et d’amélioration de la protection sociale de manière à aboutir à un excédent primaire sans hausse significative d’impôts. »
Pour lui, cela doit passer par des mesures d’assainissement des dépenses publiques et de lutte contre la corruption. « Le budget 2012 est ainsi pratiquement le même que le précédent, a-t-il ajouté. Il s’agit d’un budget sans vision économique, ni réformes structurelles ni stratégies précises à moyen et long terme. Il faut néanmoins noter l’effort louable pour le renforcement des dépenses sociales et la recherche d’un certain équilibre entre dépenses et ressources afin de maintenir le déficit public à des proportions acceptables. »
Rappelons que parmi les nouveautés du budget prévisionnel de 2012 figurent une taxe de 3 % sur les transactions immobilières, une hausse de la TVA à 12 % et la suppression de certaines exemptions fiscales. Parmi les propositions de réformes fiscales, Karim Daher a notamment souligné l’urgence de réformer le système de prélèvements obligatoires afin de mobiliser les ressources internes de la fiscalité et de renforcer l’indépendance du pays vis-à-vis de l’extérieur. Il a également insisté sur la nécessité de lutter contre la fraude fiscale par un élargissement de l’assiette des contribuables et a préconisé la création d’une association spécialisée d’utilité publique dont la mission serait d’informer et de protéger les contribuables.
L’espace culturel Ninar a organisé mardi à Beyrouth une conférence sur le thème « Budget 2012 et finances publiques : réalités et aspirations ». L’objectif de la rencontre, animée par Karim Daher, fiscaliste et chargé de cours à l’Université Saint-Joseph (USJ), était d’analyser le projet de loi de finances 2012 pour ensuite tenter de dégager des propositions de réformes fiscales. Rappelons que depuis 2005, le Liban n’a pas eu de loi de finances. « Le gouvernement actuel a compris que pour stimuler la croissance, il fallait renforcer les dépenses d’investissement dans un objectif économique et social, a souligné Karim Daher dans son allocution. Malheureusement, les dépenses de fonctionnement occupent encore la grande majorité des dépenses », a-t-il poursuivi. Dans ce poste, les traitements, salaires...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut