Le scientifique nucléaire Mostafa Ahmadi Roshan a été tué mercredi dans l’explosion d’une bombe magnétique placée sur sa voiture. Trois autres scientifiques, dont deux impliqués dans le programme nucléaire, avaient été assassinés dans des actions similaires en Iran depuis janvier 2010. Le vice-président Mohammad Reza Rahimi a aussitôt accusé les États-Unis et Israël. Washington a démenti toute implication dans l’assassinat. L’ambassadeur d’Iran auprès de l’ONU a demandé mercredi au Conseil de sécurité de condamner l’attentat « dans les termes les plus forts ». Selon lui, il y a « des preuves évidentes que certains intérêts étrangers sont derrière ces assassinats » destinés « à perturber le pacifique programme nucléaire iranien ». Les gardiens de la révolution, armée d’élite du régime, ont affirmé pour leur part que « l’assassinat de savants nucléaires par les services de renseignements et les terroristes formés par l’Occident et les sionistes ne pourra pas perturber la défense sacrée (du) nucléaire ».
Cet attentat est venu renforcer les tensions entre l’Iran et les Occidentaux, alors que Téhéran a annoncé le début, cette semaine, de l’enrichissement d’uranium à 20 % dans son nouveau site situé à Fordo. Cette annonce a été condamnée par les Occidentaux qui craignent que le programme nucléaire civil de Téhéran ne cache un volet militaire, malgré les dénégations iraniennes, et veulent renforcer les sanctions contre Téhéran, notamment en visant ses exportations pétrolières. À ce sujet, le président du Parlement iranien, Ali Larijani, s’est entretenu hier avec les dirigeants turcs à Ankara. À l’issue des discussions, il a affirmé que l’Iran est prêt à des « négociations sérieuses » avec les Occidentaux. « Nos amis turcs ont proposé qu’elles se déroulent en Turquie et nous avons donné notre accord », a-t-il ajouté.
Risque d’escalade
Hier également, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev, a mis en garde contre un risque « d’escalade militaire » entre l’Iran et les États-Unis poussé par Israël, soulignant qu’il n’y avait aucune preuve de « l’existence d’un volet militaire dans le programme nucléaire iranien ». La Maison-Blanche a pour sa part annoncé que le président Barack Obama et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avaient examiné hier, lors d’une conversation téléphonique, « la situation avec l’Iran, ainsi que les efforts de la communauté internationale pour tenir Téhéran responsable de son incapacité à respecter ses obligations internationales ». Les États-Unis ont par ailleurs annoncé l’arrivée dans la région d’un second porte-avions américain, le USS Carl-Vinson, qui doit en principe relever le USS John-Stennis, alors que les gardiens de la révolution doivent organiser dans les prochaines semaines des manœuvres navales autour du détroit d’Ormuz et dans le Golfe. À la mi-décembre, lors de manœuvres navales, l’Iran a menacé de fermer ce détroit stratégique pour le trafic maritime pétrolier international avant de revenir sur ses menaces.
Sanctions : phase de transition
Sur le plan des sanctions, l’Union européenne s’orientait vers la mise en place d’un embargo pétrolier avec une période de transition de six mois pour permettre aux pays les plus concernés de s’y préparer, ont indiqué hier des diplomates européens. Toutefois, « il n’y a pas encore d’accord sur le nouveau train de mesures », qui devrait être à l’ordre du jour de la prochaine réunion des ministres européens des Affaires étrangères, le 23 janvier, a précisé l’un de ces diplomates. Plusieurs réunions sont encore prévues au niveau des ambassadeurs européens pour préparer ces mesures. En outre, le Japon a accepté de réduire ses importations de pétrole iranien pour intensifier la pression contre le programme nucléaire de Téhéran, un succès diplomatique pour les États-Unis qui s’étaient heurtés la veille au refus de la Chine. Enfin, un responsable américain a indiqué que les nouvelles sanctions américaines infligées le mois dernier à l’Iran visent à empêcher le fonctionnement de la Banque centrale iranienne. « Si un établissement bancaire associé avec une banque américaine veut faire des affaires avec nous, et s’ils font aussi des affaires avec la Banque centrale iranienne ou avec d’autres banques identifiées comme iraniennes (...), alors ils auront des problèmes avec nous », a-t-il prévenu.
(Source : agences)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Les voici les criminels et les vrais TERRORISTES! et ils osent parler de terrorisme international... Je crois que le prix qu'ils paieront sera décuplé et je crois qu'il ne va plus tarder à venir... mais avec calme et détermination. Ces lâches assassinats "d'hommes de culture" ont au moins l'avantage de souder le peuple Iranien derrière ses dirigeants et ont fait dire aux grands américains: C'est pas nous... c'est pas nous monsieur svp. Depuis quand les américains et leurs CIA se défendent d'avoir ou pas commis des assassinats? qu'est ce qui les différencient des qaédistes de tous bords?
12 h 45, le 14 janvier 2012