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Moyen Orient et Monde

L’armée pakistanaise menace le Premier ministre, qui joue l’apaisement

L’armée pakistanaise a vivement rappelé à l’ordre hier le Premier ministre Yousuf Raza Gilani, en le prévenant que ses récents propos critiquant les dirigeants militaires pourraient avoir des « conséquences douloureuses pour le pays ».
« Il ne peut y avoir de déclarations plus graves que celles faites par le Premier ministre contre le chef d’état-major de l’armée et le chef de l’ISI », les services de renseignements, car il a « malheureusement accusé ces officiers de violer la Constitution du pays », indique ainsi un communiqué de la troupe. M. Gilani avait tancé les dirigeants de l’armée dans un entretien publié cette semaine par un journal chinois, les accusant d’outrepasser leurs prérogatives dans le cadre d’une enquête menée par la Cour suprême sur le scandale du « mémogate » qui embarrasse le gouvernement. Il y avait notamment estimé que le chef d’état-major de l’armée, le général Ashfaq Kayani, et le chef de l’ISI, Shuja Pasha, auraient dû demander l’autorisation du gouvernement avant de livrer leurs témoignages à la commission chargée par la Cour suprême d’enquêter.
Peu après la mise en garde de l’armée, un responsable gouvernemental a annoncé le renvoi du secrétaire d’État à la Défense, Naeem Khalid Lodhi, un apparent geste d’apaisement vis-à-vis de l’armée. « M. Gilani a mis fin aux fonctions de M. Lodhi pour faute grave », a précisé un responsable du gouvernement sous le couvert de l’anonymat. D’après les médias d’État, M. Lodhi a été renvoyé pour avoir « créé des malentendus entre les institutions de l’État », une explication qui accrédite la version de l’armée.
L’armée pakistanaise a vivement rappelé à l’ordre hier le Premier ministre Yousuf Raza Gilani, en le prévenant que ses récents propos critiquant les dirigeants militaires pourraient avoir des « conséquences douloureuses pour le pays ».« Il ne peut y avoir de déclarations plus graves que celles faites par le Premier ministre contre le chef d’état-major de l’armée et le chef de l’ISI », les services de renseignements, car il a « malheureusement accusé ces officiers de violer la Constitution du pays », indique ainsi un communiqué de la troupe. M. Gilani avait tancé les dirigeants de l’armée dans un entretien publié cette semaine par un journal chinois, les accusant d’outrepasser leurs prérogatives dans le cadre d’une enquête menée par la Cour suprême sur le scandale du « mémogate » qui...
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