IBC a établi ces chiffres en croisant ses propres statistiques, consacrées aux civils, avec celles des autorités irakiennes, les pertes militaires américaines officielles ainsi que des données révélées par le site Wikileaks (Iraq War Logs). Sur ce total, « 79 % étaient des civils », souligne le rapport, le reste comprenant des membres des forces de l’ordre irakiennes, des soldats américains et des insurgés. Les policiers irakiens ont ainsi payé un lourd tribut avec 9 019 décès, tandis que 4 474 soldats américains sont morts en Irak. Au moins 3 900 des victimes recensées étaient des enfants. Le chiffre d’IBC est nettement plus élevé que celui publié dimanche par les autorités irakiennes, qui faisait état de 2 645 Irakiens tués en 2011 dont 1 578 civils.
Le projet IBC a été lancé en janvier 2003 par des bénévoles de Grande-Bretagne et des États-Unis voulant « s’assurer que les conséquences humaines de l’intervention militaire en Irak ne seraient pas négligées », selon son site Internet.
(Source : AFP)


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