Le contrat à échéance mars sur le pétrole brut léger américain s’est envolé mardi en raison des violences en Libye, qui ont entraîné une suspension des exportations et importations dans le pays. Le baril a terminé en hausse de 8,55 %, soit 7,37 dollars, à 93,57 dollars sur le marché new-yorkais.Jorge Silva/Reuters/archives
Le bureau du Premier ministre Abdel Rahim al-Kib avait semé le doute en annonçant cette semaine une révision des contrats passés entre ENI et le régime Kadhafi, sans préciser si le gaz et le pétrole seraient touchés. « Pour éviter toute confusion, les contrats qui doivent être revus concernent des projets de développement durable, listés dans un protocole d’accord entre ENI et la Libye, a expliqué le bureau du Premier ministre dans un communiqué. Les accords pétroliers et gaziers ne sont pas concernés. » Dès l’annonce de la révision de contrats jeudi, un porte-parole d’ENI, interrogé par l’AFP à Rome, avait assuré que les contrats concernés étaient « deux contrats relevant d’initiatives en matière sociale, n’ayant rien à voir avec le pétrole ». « Nous n’avons pas le détail, mais cela peut-être par exemple la construction d’infrastructures, d’un hôpital ou d’un gymnase pour la communauté locale », avait expliqué Filippo Cotalini.
ENI est le premier producteur étranger en Libye. Début décembre, son directeur général, Paolo Scaroni, avait jugé « impensable » que les contrats conclus sous l’ère Kadhafi puissent être remis en cause par le nouveau régime.
Jeudi, néanmoins, M. Kib avait indiqué que les compagnies étrangères devaient prouver leur loyauté au peuple libyen en « jouant un rôle significatif dans la reconstruction des villes détruites » pendant le conflit terminé en octobre avec la capture et la mort de l’ancien homme fort Mouammar Kadhafi. Assise sur les premières réserves d’Afrique, la Libye n’était sous Mouammar Kadhafi que le quatrième producteur du continent. La chute du régime a réveillé chez les compagnies l’espoir de nouveaux contrats et d’une augmentation de la production au-delà des 1,6 million de barils par jour. ENI a redémarré sa production de pétrole en Libye le 26 septembre et a indiqué début décembre être revenu à 70 % de son niveau d’avant-guerre, estimé à 280 000 barils par jour.
(Source : AFP)


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