Les soldats français tués sont deux légionnaires du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol (sud de la France). Ces deux nouvelles victimes portent à 78 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis la fin 2001 et à 563 le nombre de soldats de l’OTAN morts en 2011, selon un décompte établi à partir du site Internet indépendant icasualties.org.
Plusieurs incidents similaires, meurtriers pour l’OTAN, ont eu lieu ces deux dernières années en Afghanistan, alors qu’ils étaient rares auparavant. Si les motivations des meurtriers ne sont pas toujours établies, elles laissent craindre une infiltration croissante des forces afghanes par les rebelles, chassés du pouvoir par les Occidentaux à la fin 2001 et qui mènent depuis une sanglante guérilla contre le gouvernement et ses alliés de l’OTAN. Une perspective inquiétante, les forces afghanes étant censées prendre le relais de celles de l’OTAN et sécuriser elles-mêmes le pays à la fin 2014. L’attaque de ce type, la plus meurtrière pour l’OTAN, remonte au 27 avril et avait entraîné la mort de huit soldats américains à Kaboul.
Plusieurs récentes opérations de la rébellion ont par ailleurs été menées par des assaillants revêtus d’uniformes de la police ou de l’armée afghane, ou grâce à la complicité de membres des forces de sécurité. Malgré la présence de quelque 130 000 soldats de l’OTAN, américains pour plus des deux tiers, les talibans ont étendu leurs actions de guérilla à la quasi-totalité du pays. Pour tenir l’objectif de 2014, l’OTAN a, ces dernières années, recruté et formé à marche forcée des dizaines de milliers de soldats et policiers locaux. Nombre d’experts du pays doutent toutefois de leur capacité à résister à la rébellion ou à éviter une nouvelle guerre civile après 2014.
En outre, hier également, 10 membres de la police locale afghane, une nouvelle force financée par les Américains pour épauler la police et l’armée afghane dans les villages, ont été tués par l’explosion d’une bombe artisanale dans le sud.
(Source : AFP)


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