Les cotillons, accessoires indispensables des soirées du 31 décembre.
À Beyrouth, comptez entre 150 dollars et plus de 1 500 dollars dans certains établissements « in » de la capitale pour fêter la nouvelle année. Selon le président du syndicat des restaurateurs, l’addition est ainsi en moyenne trois à cinq fois plus élevée ce soir-là par rapport à un soir classique. Mais dans certains lieux branchés de la capitale, les prix peuvent grimper bien plus haut tandis que la demande est largement au rendez-vous. « Nous refusons des réservations depuis plus d’un mois déjà, témoigne Michel Eleftériadès, propriétaire et gérant du Music Hall. Si l’établissement était quatre fois plus grand j’aurais pu le remplir ! » poursuit-il. Car beaucoup de touristes et d’expatriés libanais sont prêts à payer le prix fort pour terminer l’année en beauté. « Ces derniers sont à l’origine de la grande majorité de nos réservations, ils viennent fêter le Nouvel An avec des amis libanais et remplissent ainsi l’établissement », précise-t-il.
Quand c’est plus
la fête, c’est toujours
la fête !
Pour un réveillon au Music Hall, comptez en moyenne 1 000 dollars par personne, show, dîner et champagne inclus. Selon le propriétaire de l’établissement, le Nouvel An constitue ainsi un soir « moteur » pour toute l’année. D’autant qu’une nouvelle tendance se développe : celle du « J-1/J+1. »
Le concept : fêter la nouvelle année un jour avant le 31 et un jour après. Pour les restaurateurs, ces deux soirées représentent deux sources de revenus supplémentaires tandis que les consommateurs bénéficient d’un « vrai faux » Nouvel An à prix cassé. Le Music Hall propose ainsi ces deux soirées répliques à 150 dollars par personne. Le décompte, le dîner et les cotillons... l’illusion s’annonce presque parfaite. Comme pour le vrai réveillon, l’établissement affiche également complet depuis plusieurs semaines.
À la rue Monnot, Marc Aoun, gérant et propriétaire du Red Carpet, surf également sur la tendance. « Le Nouvel An n’est définitivement pas un soir comme les autres, concède-t-il. En tant que professionnels, nous devons faire parler de nous durant cette période pour bénéficier des retombées publicitaires tout au long de l’année. » Marc Aoun propose ainsi une formule à 130 dollars le soir J, comprenant l’entrée, le dîner et la formule open-bar ainsi que deux soirées répliques avant et après à 50 et 40 dollars. Pour le restaurateur, la période des fêtes est d’autant plus importante que le pays est largement dépendant de la situation sécuritaire interne. « Le reste de l’année était plutôt morose économiquement parlant, en particulier la première moitié en raison des problèmes politiques. Le Nouvel An, qui représente tout de même presque 1/5 de notre chiffre d’affaires annuel, constitue une belle occasion de terminer l’année sur une note plus positive, ajoute-t-il. » Sébastien Soubra, manager du Pacifico, est quant à lui plus nuancé. « Si le réveillon n’est définitivement pas un soir comme les autres, il n’est sûrement pas la solution miracle pour une meilleure année », conclut-il.


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