Moubarak a été placé sur une civière pour être transporté dans la salle du tribunal. Photo AFP
Le procès de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak a repris mercredi après deux mois d'interruption pour des raisons de procédure.
L'ancien "Raïs", âgé de 83 ans et souffrant de problèmes cardiaques, a été amené sur un brancard dans la salle d'audience. Il se cachait les yeux avec un bras et était protégé par des policiers.
Contrairement aux premières audiences, les caméras de télévision ne sont plus autorisées à filmer le procès. Il n'y a pas eu non plus d'opposition entre les partisans de Moubarak et ceux qui réclament la peine de mort.
Le raïs déchu est jugé pour son implication présumée dans des ordres de tirer sur la foule durant les événements du début de l'année, qui ont fait officiellement quelque 850 morts. Il est passible de la peine de mort s'il est reconnu coupable.
L'ancien ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et six de ses conseillers sont également jugés en même temps que M. Moubarak pour ces accusations.
Les avocats des familles de victimes de la répression avaient demandé cet automne le dessaisissement des trois juges responsables du procès au tribunal du Caire. Cette requête a été rejetée.
M. Moubarak est également inculpé de corruption, des accusations qui visent aussi ses fils Alaa et Gamal, qui sont jugés eux aussi en même temps que lui.
L'audience de mercredi doit être consacrée à des questions de calendrier et aux requêtes des avocats.
Moubarak a quitté le pouvoir le 11 février à l'issue d'une révolution de 18 jours. Son procès a débuté le 3 août.
Lors d'une audition clé début octobre, le maréchal Mohammed Hussein Tantaoui, chef du conseil militaire au pouvoir, a dédouané Hosni Moubarak. "Personne ne nous a demandé de tirer sur la population et nous ne tirerons jamais", a déclaré l'ancien ministre de la Défense de Moubarak.
Les militants égyptiens accusent les militaires de protéger leur ancien commandant.
L'ancien "Raïs", âgé de 83 ans et souffrant de problèmes cardiaques, a été amené sur un brancard dans la salle d'audience. Il se cachait les yeux avec un bras et était protégé par des policiers.
Contrairement aux premières audiences, les caméras de télévision ne sont plus autorisées à filmer le procès. Il n'y a pas eu non plus d'opposition entre les partisans de Moubarak et ceux qui réclament la peine de mort.
Le raïs déchu est jugé pour son implication présumée dans des ordres de tirer sur la foule durant les événements du début de l'année, qui ont fait officiellement quelque 850 morts. Il est passible de la peine de mort s'il est reconnu coupable.
L'ancien ministre...


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