EDF va s’emparer de l’italien Edison, mais renonce à son joyau Edipower
OLJ /
le 28 décembre 2011 à 23h57
Après des mois de bataille et d’imbroglio politico-économique, EDF va finalement pouvoir mettre la main sur l’électricien italien Edison et conforter ses ambitions en Italie, mais devra abandonner Edipower, filiale d’Edison dont il convoitait certains actifs. Le géant français de l’électricité a dévoilé hier un nouvel accord de principe avec les coactionnaires italiens d’Edison, devant lui permettre d’en prendre le contrôle comme il tentait de le faire depuis le début de l’année. Ce compromis prévoit qu’EDF, qui détient déjà près de la moitié d’Edison directement et indirectement, grimpera à 80 % du capital du groupe italien moyennant 700 millions d’euros. Il lancera aussi une OPA sur le reste d’Edison. En échange, les coactionnaires d’Edison, regroupés au sein de la holding Delmi, vont récupérer la totalité d’Edipower, joyau du groupe italien dont EDF convoitait les actifs gaziers. Ils débourseront 800 millions d’euros pour acquérir les 50 % d’Edipower actuellement détenus par sa maison mère, plus 20 % appartenant à la société suisse Alpiq. EDF et ses partenaires, qui signeront un accord définitif au plus tard le 15 février, ont mis à profit la trêve de Noël pour résoudre leur querelle. Les Italiens avaient opéré ce revirement avec la bénédiction du gouvernement de Mario Monti. Au printemps, le gouvernement, alors dirigé par Silvio Berlusconi, avait fait capoter une précédente tentative de prise de contrôle d’Edison par EDF. S’il renonce au final aux actifs gaziers d’Edipower, le groupe français s’estime tout de même largement gagnant. Cette prise de contrôle va par ailleurs conforter les ambitions du géant français, qui veut porter son parc de production d’énergie à 200 gigawatts d’ici à 2020 (contre 158 l’an dernier). (Source : AFP)
Après des mois de bataille et d’imbroglio politico-économique, EDF va finalement pouvoir mettre la main sur l’électricien italien Edison et conforter ses ambitions en Italie, mais devra abandonner Edipower, filiale d’Edison dont il convoitait certains actifs.Le géant français de l’électricité a dévoilé hier un nouvel accord de principe avec les coactionnaires italiens d’Edison, devant lui permettre d’en prendre le contrôle comme il tentait de le faire depuis le début de l’année. Ce compromis prévoit qu’EDF, qui détient déjà près de la moitié d’Edison directement et indirectement, grimpera à 80 % du capital du groupe italien moyennant 700 millions d’euros. Il lancera aussi une OPA sur le reste d’Edison.En échange, les coactionnaires d’Edison, regroupés au sein de la holding Delmi, vont...
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