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À La Une - Disparition

Moussa Sadr serait-il décédé de "causes naturelles" en 1998 ?

Tripoli a toujours affirmé que l'imam avait quitté la Libye pour l'Italie.

L'imam chiite Moussa Sadr. Photo archives/

Le charismatique imam chiite libanais Moussa Sadr, disparu au cours d'une visite en Libye en 1978, aurait fini sa vie dans une prison à Tripoli où il a été détenu, rapporte mardi le quotidien al-Liwa'. L'imam serait décédé "de causes naturelles au cours de l'été 1998 dans sa cellule souterraine", ajoute le quotidien citant des sources du Conseil national de transition (CNT) libyen.

 

Sous les ordres de l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, le corps de l'imam Sadr a été préservé dans un congélateur, dans la prison, pour près de 12 ans, affirment ces sources. "Kadhafi et les gardes de la prison voulaient éliminer les traces du crime dont l'ancien régime a nié la responsabilité pour plus de 30 ans", assurent les sources du CNT à al-Liwa', ajoutant que la dépouille de l'imam chiite pourrait être enterrée dans un charnier dans une des banlieues de Tripoli.


En novembre 2011, un ancien responsable libyen proche de Mouammar Kadhafi avait affirmé que l'imam Moussa Sadr a été "liquidé". "Je suis témoin qu'il est venu (...), qu'il est arrivé en Libye", a affirmé Ahmed Ramadan dans une interview à la chaîne al-Aan basée à Dubaï.

D'après lui, trois responsables de l'ancien régime ont accueilli Moussa Sadr à son arrivée à l'aéroport avant de le conduire chez "Mouammar (Kadhafi) qui l'a accueilli dans son bureau" pour une entrevue qui a duré deux heures et demie.

Deux de ces responsables ont ensuite "emmené les invités", à savoir l'imam et ceux qui l'accompagnaient, et "à 100%, ce qu'on a entendu dire c'est qu'il a été liquidé", avait assuré M. Ramadan. "Ce sont eux qui l'ont pris et ce sont eux qui l'ont liquidé", avait-il dit estimant "possible" que Mouammar Kadhafi en ait donné l'ordre parce qu'après l'entrevue "il a dit: +emmenez-le+".

 

Ahmed Ramadan avait affirmé avoir obtenu l'information auprès de "certaines sources à l'époque" ainsi qu'auprès de l'un des trois responsables impliqués, décédé depuis. Il avait assuré également que "des dossiers entiers se trouvent à la Justice, aux Affaires étrangères et à l'Association Kadhafi pour les droits de l'homme" et corroborent ses dires.

Les deux autres hommes sont toujours vivants et se trouvent à Tripoli, la capitale libyenne, avait-t-il affirmé.

 

Le représentant, alors démissionnaire, du régime de Kadhafi auprès de la Ligue arabe, Abdel Moneim al-Honi, avait de son côté indiqué en février dernier que l'imam Sadr a été tué et enterré dans la région de Sebha.

 

Moussa Sadr avait été officiellement invité en Libye, où il est arrivé en août 1978 accompagné de son bras droit et d'un journaliste. Ils n'ont plus donné signe de vie depuis. Tripoli a toujours affirmé que l'imam avait quitté la Libye pour l'Italie.

Le charismatique imam chiite libanais Moussa Sadr, disparu au cours d'une visite en Libye en 1978, aurait fini sa vie dans une prison à Tripoli où il a été détenu, rapporte mardi le quotidien al-Liwa'. L'imam serait décédé "de causes naturelles au cours de l'été 1998 dans sa cellule souterraine", ajoute le quotidien citant des sources du Conseil national de transition (CNT)...
commentaires (2)

Que son âme repose en paix. Il était un vrai Libanais, fondateur d'Amal. Il prêchait l'Entente et l'Union, ce à quoi ses successeurs et héritiers, ne semblent pas s'y conformer. Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

09 h 06, le 27 décembre 2011

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Commentaires (2)

  • Que son âme repose en paix. Il était un vrai Libanais, fondateur d'Amal. Il prêchait l'Entente et l'Union, ce à quoi ses successeurs et héritiers, ne semblent pas s'y conformer. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    09 h 06, le 27 décembre 2011

  • Le charismatique imam chiite libanais Moussa Sadr un mystère que probablement le nouveau régime libyen pourra élucider….. A suivre .. Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    07 h 03, le 27 décembre 2011

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