Mais M. Saleh, à l’entendre, ne compte pas se rendre aux États-Unis pour être soigné. Samedi, il a déclaré qu’il souhaitait faire le voyage pour « faciliter l’action du gouvernement d’entente nationale et la tenue de l’élection présidentielle anticipée », prévue le 21 février et à l’issue de laquelle il doit céder les rênes du pouvoir.
Un porte-parole de la Maison-Blanche a également indiqué que le principal conseiller du président Obama pour l’antiterrorisme, John Brennan, avait appelé le vice-président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi dimanche pour demander un « maximum de retenue » à l’égard des manifestants. « Le vice-président Hadi a expliqué qu’il avait lancé une enquête sur les morts et les blessés et qu’il ferait tout son possible pour empêcher de nouvelles effusions de sang », a rapporté cette source.
Pour sa part, la France pourrait décider, avec ses partenaires, de sanctions contre des responsables de l’armée et de la police yéménites, après les violences de samedi lors d’une manifestation à Sanaa, a déclaré hier le ministère des Affaires étrangères.
Effectivement, treize manifestants ont été tués dans l’attaque lancée samedi à Sanaa par des forces de sécurité et des partisans armés du président Saleh. Et hier, deux personnes ont été blessées dans des heurts à Sanaa entre partisans de M. Saleh et des soldats demandant le départ d’un général accusé de corruption.
Par ailleurs, cinq soldats et deux membres présumés d’el-Qaëda ont été tués dans des affrontements armés dimanche soir près de Zinjibar, un fief du réseau extrémiste dans le sud du Yémen, ont indiqué hier des sources militaire et médicale.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Pour les mauvaises langues, il s'agit du Saleh du Yémen, pas du Saleh du Issal.
03 h 34, le 27 décembre 2011