Toutes et tous, nous attendons impatiemment la « faim du mois ». Le salaire atterrit dans les poches avides, ça emballe le cœur, ça donne envie d’aller shoppiner, de lécher les vitrines de Noël, d’entamer des projets de voyage... Et soudain, on sonne à la porte : c’est le matraquage des factures mensuelles. Le monsieur du « motair » réclame haut et fort son dû au peuple qui n’en peut mais, c’est le roi lumière. « Si noir il fait sans son ampérage ! » Le visiteur suivant est le monsieur du dish. Lui, c’est différent, c’est le sultan turc par excellence, rétribué de bon gré car sans son satellite arnaqué, on ne peut suivre les péripéties des séries turques, unique recours si l’on veut échapper aux talk-shows impolitiques. Puis, il y a l’envoyé spécial du ministère de l’Électricité (au Liban, il faut un ministère pour ne pas avoir le courant...), cigarette derrière l’oreille, stylo rétro à l’autre, il tend la feuille verte, conscient qu’on ne lui doit rien parce qu’on n’a rien ! Accusé intimidé dans son box, le peuple du « Midan » lui hurle : « Irhal », reviens plus tard, ou plutôt mieux vaut jamais que tard. Au beau milieu de ce défilé, la sonnerie du téléphone semble menaçante : un coup de fil de la banque avertit que le compte n’est pas assez gras pour alimenter le restant des factures domiciliées. Cette année, pas de cadeaux sous le sapin, même le blé planté par nos petits ne poussera pas. Ne te vexe pas, Papa Noël, de nous voir déformer ta fameuse chanson dans sa nouvelle version. Ce sera donc : « Jingle bills. »
Toutes et tous, nous attendons impatiemment la « faim du mois ». Le salaire atterrit dans les poches avides, ça emballe le cœur, ça donne envie d’aller shoppiner, de lécher les vitrines de Noël, d’entamer des projets de voyage...Et soudain, on sonne à la porte : c’est le matraquage des factures mensuelles. Le monsieur du « motair » réclame haut et fort son dû au peuple qui n’en peut mais, c’est le roi lumière. « Si noir il fait sans son ampérage ! » Le visiteur suivant est le monsieur du dish. Lui, c’est différent, c’est le sultan turc par excellence, rétribué de bon gré car sans son satellite arnaqué, on ne peut suivre les péripéties des séries turques, unique recours si l’on veut échapper aux talk-shows impolitiques.Puis, il y a l’envoyé spécial du ministère de l’Électricité (au...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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