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À La Une - Crise

En Irak, la trêve politique semble toucher à sa fin

Les dirigeants du pays appellent à des discussions urgentes.

Le mandat d'arrêt émis à l'encontre du vice-président Tarek al-Hachémi a fait la une des journaux en Irak. /

Des dirigeants irakiens, Premier ministre en tête, ont appelé à des discussions urgentes face à une crise politique aggravée par un mandat d'arrêt contre le vice-président sunnite, au lendemain du départ des dernières troupes américaines.

 

Moins d'un an après la laborieuse mise en place du gouvernement, la trêve politique semble toucher à sa fin. Iraqiya, le principal bloc parlementaire, soutenu par les sunnites, boycotte l'exécutif et le Parlement pour protester contre la "dictature" du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, alors que ce dernier réclame le limogeage du vice-Premier ministre sunnite. "Cette décision a été prise en raison de la détérioration du processus politique, pour éviter que le pays ne sombre dans la catastrophe si la dictature de Maliki se poursuit", a déclaré à l'AFP Saleh Moutlak, vice-Premier ministre. Le Parlement doit se pencher sur cette demande le 3 janvier.

 

 

Lundi, un comité judiciaire a émis un mandat d'arrêt à l'encontre du vice-président Tarek al-Hachémi, conformément aux "lois anti-terroristes", a indiqué le ministère de l'Intérieur.

M. Hachémi, un sunnite membre du bloc laïc Iraqiya, s'est dit mardi "prêt à être jugé" si le procès a lieu au Kurdistan irakien. "Je propose de transférer le dossier au Kurdistan", a dit M. Hachémi à Erbil, capitale de cette région autonome du nord du pays. "Sur cette base, je serais prêt à être jugé."

Il a également appelé à la participation de représentants de la Ligue arabe à l'enquête et aux interrogatoires, et affirmé que les aveux télédiffusés l'impliquant dans des attentats étaient montés de toutes pièces.

 

La télévision publique Al-Iraqiya a diffusé lundi des images montrant, selon le ministère de l'Intérieur, des gardes du corps de M. Hachémi avouant avoir planifié et commis des attentats. Ils ont également déclaré recevoir des fonds et un soutien du vice-président.

M. Hachémi s'est dit devant la presse "étonné" des déclarations optimistes du président Barack Obama, qui a affirmé que l'Irak était devenu une démocratie, dotée d'un système judiciaire indépendant.

 

De son côté, M. Maliki a exclu toute médiation sur ce dossier, car il ne "fera pas de compromis s'agissant de sang versé par des Irakiens," selon le conseiller du Premier ministre pour les médias, Ali Moussawi.

"Personne ne doit entraver le travail de la justice, et nous devons lui permettre de mener à bien toutes les étapes de l'enquête sur le dossier Hachémi", a-t-il ajouté.

M. Maliki souhaite "une conférence réunissant les chefs des blocs politiques et les dirigeants politiques pour discuter de leurs divergences", a précisé mardi un de ses conseillers.

 

D'autres dirigeants irakiens ont souhaité des discussions pour sortir de la crise. Le chef du Parlement, le sunnite Ossama al-Noujaifi a appelé à "une conférence nationale, alors que le processus politique est secoué par des coups violents et dangereux aux conséquences indésirables".

 

Le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, avait averti lundi du risque de "crise profonde", appelant à "une réunion d'urgence pour éviter l'effondrement du processus politique".

 

Face à ses développements, la Maison Blanche a exprimé son "inquiétude", exhortant "toutes les parties à oeuvrer pour résoudre leurs divergences (...) à travers le dialogue".
Les dernières troupes américaines ont quitté l'Irak dimanche à l'aube.
Des dirigeants irakiens, Premier ministre en tête, ont appelé à des discussions urgentes face à une crise politique aggravée par un mandat d'arrêt contre le vice-président sunnite, au lendemain du départ des dernières troupes américaines.
 
Moins d'un an après la laborieuse mise en place du gouvernement, la trêve politique semble toucher à sa fin. Iraqiya, le principal bloc parlementaire, soutenu par les sunnites, boycotte l'exécutif et le Parlement pour protester contre la "dictature" du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, alors que ce dernier réclame le limogeage du vice-Premier ministre sunnite. "Cette décision a été prise en raison de la détérioration du processus politique, pour éviter que le pays ne sombre dans la catastrophe si la dictature de Maliki se poursuit", a déclaré à l'AFP Saleh Moutlak,...
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