Dans la région MENA, la situation est « plus que catastrophique », fait remarquer le Dr Nikousokhan, dans le cadre d’une conférence organisée en marge des travaux du Congrès international de diabète à Dubaï. Dans cette partie du monde, le diabète touche 32,6 millions de personnes, soit 9,1 % de la population. Un chiffre qui doit doubler en moins de vingt ans, « si aucune action n’est entreprise pour contrer l’évolution du diabète », précise-t-il. « Dans cette région, le diabète de type 2 survient de plus en plus à un âge plus jeune, poursuit-il. Par ailleurs, près de 19,2 millions de personnes ne sont pas encore diagnostiquées. »
« La dernière édition de l’atlas du diabète montre que parmi les dix pays à la plus haute prévalence de diabète dans le monde, six pays sont de la région MENA, constate le Dr Nikousokhan. Il s’agit du Koweït (21,2 %), du Liban (20,2 %), du Qatar (20,2 %), d’Arabie saoudite (20 %), du Bahreïn (19,9 %) et des Émirats arabes unis (19,2 %). Dans cette région du monde, un adulte sur cinq souffre de diabète. »
Les raisons de cette croissance dramatique du nombre de diabétiques dans la région reste « la longévité de la population, les changements socio-économiques (urbanisation, baisse du taux de la mortalité infantile et croissance de l’espérance de vie) et les changements observés dans le mode de vie (changements du mode de vie alimentaire, sédentarité, augmentation du taux de l’obésité et tabagisme) ». « En 2010, 11,7 % de l’ensemble des décès survenus dans la région MENA étaient dus au diabète et à ses complications », déplore le Dr Nikousokhan.
Pour contrer cette tendance, « une action globale est nécessaire, d’où l’importance des Programmes nationaux de diabète », insiste-t-il.
N. M.


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