Ces matériaux radioactifs étaient placés dans des récipients en acier, poursuit la même source. La douane ajoute qu’une enquête criminelle a été ouverte, mais ne précise ni la date de la saisie ni l’identité du ou des suspects. Aucune information n’est par ailleurs donnée dans le communiqué des douaniers sur l’utilisation qui pourrait être faite de ces produits.
Cependant, un expert nucléaire français a mis en doute l’origine des isotopes saisis, affirmant que le « sodium 22 n’était pas produit en cœur de réacteur nucléaire ». « On l’utilise dans le domaine médical et rien d’autre. On bombarde de l’aluminium avec des protons qu’on a accélérés, on crée du sodium 22, ensuite c’est utilisé dans le domaine médical pour des analyses médicales », a-t-il précisé.
Téhéran a immédiatement réagi. « L’information sur la découverte à Moscou de matériaux radioactifs destinés à l’Iran est un mensonge », a affirmé un responsable non identifié de l’ambassade d’Iran en Russie, cité par l’agence de presse iranienne ISNA. Les informations diffusées selon lui par la presse occidentale à ce sujet visent à « saboter » les liens entre Téhéran et Moscou.
L’Iran est soupçonné par une grande partie de la communauté internationale de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que Téhéran dément, assurant travailler sur l’atome à des fins uniquement civiles. Un récent rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a renforcé encore les suspicions sur le programme iranien, si bien que les Occidentaux ont réclamé l’adoption de sanctions supplémentaires par le Conseil de sécurité de l’ONU et en ont décrété d’autres unilatéralement. La Russie s’oppose pour le moment à toute nouvelle mesure punitive contre Téhéran.
Dans ce contexte, la Corée du Sud a annoncé hier le renforcement de ses sanctions contre l’Iran, suivant l’exemple de pays occidentaux ayant pris des mesures similaires contre le programme nucléaire controversé de Téhéran. Le gouvernement sud-coréen a ajouté 99 organisations iraniennes et six personnes à sa liste d’entités visées depuis les premières sanctions, décidées en septembre 2010, selon un responsable du ministère des Finances. Au total, les sanctions sud-coréennes touchent 201 organisations et 30 individus. Aucune mesure n’a été prise en revanche à l’encontre des exportations de pétrole de l’Iran, qui fournit 10 % des besoins de la Corée du Sud en or noir.
(Source : AFP)


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