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Cinema- - À L’Affiche

La magie des fêtes

Ramener le genre du muet et le noir et blanc sur grand écran à l’ère du numérique ; faire un quatrième volet, encore meilleur que les autres, de ce « Mission Impossible » superbement interprété par Tom Cruise et offrir encore aux Libanais des trophées pour le film « Et maintenant on va où ? ». Tout est possible au cinéma... Et magique.

Tom Cruise et Paula Patton en Inde. (DR)

Mission Impossible 4, Ghost Protocol,

de Brad Bird

Avec Tom Cruise, Simon Pegg et Paula Patton.

Quinze ans de loyaux services pour l’agent Ethan Hunt et Tom Cruise n’a pas pris une seule ride. Il a pris par contre des muscles. Après le mou Mission Impossible 3 de J.J. Abrahms (qui succéda aux deux excellents de Brian de Palma et de John Woo), Tom Cruise revient dans une réalisation explosive, au rythme qui ne faiblit pas un instant pour offrir aux spectateurs un spectacle entraînant, plein d’adrénaline et d’humour.
Pour Cruise, en effet, rien n’est impossible malgré tous les doutes qu’on avait sur ce quatrième volet. Aujourd’hui, après avoir vu le film, on peut tirer certaines conclusions. Tout d’abord il n’est pas impossible d’avoir un réalisateur de films animés aux commandes, notamment Brad Bird (Ratatouille) et de réussir un film d’action. Il n’est pas impossible de ne pas trahir la veine de l’œuvre, même en n’employant pas de masques. Enfin, il n’est pas impossible d’avoir un Simon Pegg, à l’humour très british, donnant la réplique à Mr Cruise et que le duo soit un cocktail explosif. Sans oublier qu’il n’est pas impossible de faire sauter le Kremlin, de faire l’homme araignée sur le plus haut bâtiment du monde, à savoir Bourj al-Khalifa, et de faire ces cascades soi-même surtout quand on s’appelle Tom Cruise. Non il n’est pas impossible à celui que tout le monde a attaqué et critiqué de faire tout cela.
Et si Mr Bond, alias Daniel Craig, arrive bientôt avec son Skyfall, il n’a qu’à bien se tenir car Tom Cruise a prouvé dans cet excellent opus qu’il détient le record des « bonds » et des multiples sauts, et qu’il re(bond)it toujours sur ses pieds. Et plus que jamais.

Grand Cinemas ABC/Concorde/Las Salinas/Saïda Mall, CinemaCity, Empire Sodeco/Galaxy, Planète Abraj/City Complex Tripoli, Kaslik



The Artist,

de Michel Hazanavicius

Avec Jean Dujardin et Bérénice Béjo.

Michel Hazanavicius a certainement la nostalgie du passé. On ne peut dire le contraire. Ce sont les deux opus d’OSS 117, romans de gare presque oubliés par les lecteurs, et un héros désuet remplacé très vite par le James Bond, agent 007, qu’il commence par remettre à l’affiche pour s’attaquer, quelques années plus tard, à ce produit cinématographique anachronique et inclassable qu’est The Artist. Et même s’il reprend les mêmes acteurs, c’est pour faire mieux et pour faire autrement. Ce tandem de cinéma (Dujardin-Béjo) colle si bien qu’il est difficile de les détacher. En osant le muet et le noir et blanc à l’ère du 3D, Hazanavicius a pris de grands risques. Mais à travers cet hommage rendu au genre muet, plein d’humour et tout en pudeur, à tous ceux qui n’ont pas pris le train en marche, à cette légion d’acteurs (et ils sont nombreux) à avoir été jetés aux oubliettes parce qu’ils n’ont pas su ou pu porter la voix, le cinéaste a pu réussir son pari.
L’action se passe à Hollywood, en 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. Il enchaîne film sur film et se croit tout-puissant. L’arrivée des films parlants va bouleverser sa vie. N’ayant pas confiance dans cette nouvelle technique, il sombrera vite dans l’oubli alors que, parallèlement, une jeune starlette, Peppy Miller, est en train d’esquisser des pas timides mais sûrs dans le monde des célébrités. Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés et de leur amour parfois impossible.
Un hommage donc à l’âge d’or d’Hollywood, tout en tendresse et intelligence, avec des références multiples à la poésie de Chaplin, à la caméra d’Orson Welles ou de Lubitsch, aux claquettes de Fred Astaire ou aux moustaches de Douglas Fairbanks, étayées par la musique du compositeur Ludovic Bource et avec deux acteurs en bonus, John Goodman en producteur et James Cromwell en valet. Une véritable déclaration d’amour d’un cinéphile plus qu’averti.

CinemaCity, Métropolis Empire Sofil/Dunes/Galaxy, Espace
Mission Impossible 4, Ghost Protocol,de Brad BirdAvec Tom Cruise, Simon Pegg et Paula Patton. Quinze ans de loyaux services pour l’agent Ethan Hunt et Tom Cruise n’a pas pris une seule ride. Il a pris par contre des muscles. Après le mou Mission Impossible 3 de J.J. Abrahms (qui succéda aux deux excellents de Brian de Palma et de John Woo), Tom Cruise revient dans une réalisation explosive, au rythme qui ne faiblit pas un instant pour offrir aux spectateurs un spectacle entraînant, plein d’adrénaline et d’humour. Pour Cruise, en effet, rien n’est impossible malgré tous les doutes qu’on avait sur ce quatrième volet. Aujourd’hui, après avoir vu le film, on peut tirer certaines conclusions. Tout d’abord il n’est pas impossible d’avoir un réalisateur de films animés aux commandes, notamment Brad Bird...
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