La fermeture de la rampe provisoire de la porte des Maghrébins a suscité un tollé général chez les Palestiniens. Ahmad Gharabli/AFP
La municipalité avait effectivement annoncé le 8 décembre avoir ordonné la fermeture dans les sept jours de cette rampe, au risque de déclencher des protestations dans le monde arabo-musulman, très sensible à toute éventuelle atteinte à l’esplanade des Mosquées, notamment la Jordanie, qui en est la gardienne.
Le mouvement palestinien Hamas a réagi en dénonçant une « déclaration de guerre religieuse contre les lieux saints musulmans à Jérusalem », dont la partie orientale est occupée et annexée par Israël depuis 1967. « Cette mesure grave traduit le plan israélien d’agression contre la mosquée el-Aqsa, qui a déjà commencé dans les faits », a affirmé Fawzi Barhoum, un porte-parole de la formation islamiste qui gouverne la bande de Gaza. « Nous condamnons et rejetons cette escalade israélienne », a déclaré pour sa part Nabil Abou Roudeina, le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas. Le directeur du Wakf, l’office des biens religieux musulmans, de Jérusalem, cheikh Azzam el-Khatib, a pour sa part affirmé qu’« étant donné que la porte des Maghrébins est à la base un bien musulman, c’est le Wakf qui en a la responsabilité, ainsi que de la restauration du site, qui comporte des vestiges islamiques importants ». « La démolition de celui-ci signifierait la disparition de ces vestiges, ce qui reviendrait à porter atteinte à la mosquée el-Aqsa », a-t-il estimé. Pour la Fondation el-Aqsa, émanation du mouvement islamique en Israël, « cette fermeture montre clairement que l’occupation israélienne veut mettre la main sur chaque partie de la mosquée el-Aqsa », a accusé le vice-président du mouvement, cheikh Kamal Khatib, cité dans un communiqué. À Amman également, le guide des Frères musulmans jordaniens Houmam Saïd a condamné « une atteinte flagrante aux lieux saints musulmans », prônant « la lutte contre l’entité sioniste pour libérer les territoires occupés ».
De son côté, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a assuré qu’Israël avait agi « en complète coordination et transparence avec la Jordanie, l’Autorité palestinienne et l’Unesco ». « Nous rejetons les protestations provocatrices d’éléments extrémistes qui tentent d’enflammer la situation pour leurs propres motifs », a-t-il ajouté.
En novembre, Israël avait reporté la démolition de cette structure, de crainte de vagues de protestations dans le monde arabo-musulman. Cette rampe en bois conduit de l’esplanade des Mosquées, qui abrite le troisième lieu saint de l’islam, au Mur des lamentations, principal site de pèlerinage du judaïsme. Construite en 2004 à titre provisoire après l’effondrement d’un précédent passage, elle permet aux visiteurs non musulmans ainsi qu’aux forces israéliennes d’accéder à l’esplanade.
(Source : AFP)


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Aucune inquiétude! Les arabo-khaligites et leurs amis et alliés américains (qui sont bizarrement amis indéfectibles des sio!!!!?) sauveront et répareront tout.
14 h 36, le 13 décembre 2011