L’ex-président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, a créé la polémique avec des propos controversés sur les Palestiniens. Kevork Djansezian/Getty Images/AFP
Oui. Quelqu’un doit avoir le courage de dire la vérité. Ces gens sont des terroristes. Ils enseignent le terrorisme dans leurs écoles. » Il a de ce fait écorné la politique de l’administration Obama au Proche-Orient, qui prône une solution à deux États – israélien et palestinien – vivant côte à côte en paix.
Les cinq autres candidats républicains participant au débat se sont gardés d’approuver les déclarations de M. Gingrich, tout en affirmant leur soutien pour Israël. « Je pense que nous sommes bien sages de soutenir notre allié Israël et de ne pas aller plus loin qu’eux », a dit Mitt Romney, qui a reproché à M. Gingrich de vouloir négocier à la place des Israéliens. Pour sa part, Ron Paul, farouche partisan de l’isolationnisme américain, a assuré que les déclarations de M. Gingrich étaient de nature à mener les États-Unis vers « des ennuis ». De son côté, un sénateur démocrate, Carl Levin, a réagi en déplorant que M. Gingrich ne propose « aucune solution » et qu’il ne fait que présenter « un bidon d’essence et une allumette ».
Les déclarations de M. Gingrich à la chaîne Jewish Channel ont provoqué samedi une réaction courroucée de l’autorité palestinienne. Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a exprimé son indignation, réclamant de M. Gingrich qu’il s’excuse pour ses « remarques vulgaires, blessantes et ridicules ». Il a estimé que ces propos « constituent une distorsion totalement inacceptable de la vérité historique », soulignant qu’en Israël « même les plus extrémistes des colons n’oseraient pas parler de façon aussi ridicule ». Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a également fustigé hier les déclarations de M. Gingrich, qui sont « violentes, racistes et dénient les droits du peuple palestinien et de son histoire ancienne ». « Elles manifestent clairement une incitation à la violence contre les Palestiniens », a déploré un porte-parole du Hamas à Gaza, Fawzi Barhoum, en les qualifiant de « minable propagande électorale ».
Par ailleurs, Mitt Romney était la cible de vives critiques hier, pour avoir proposé à son rival Rick Perry un pari de 10 000 dollars, une grosse somme pour beaucoup d’Américains. Les plus prompts à critiquer M. Romney ont été les démocrates, pour sa remarque maladroite lors du débat à Des Moines. Les commentaires sur ce pari ont aussi été abondants depuis samedi soir sur Twitter, au point d’être regroupés sous la dénomination
« #What10kbuys ».
(Source : AFP)


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09 h 08, le 13 décembre 2011