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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Us

Gingrich persiste et signe : tous les Palestiniens sont « terroristes »

Le candidat républicain écorne la politique de l’administration Obama au P-O et provoque l’ire du Fateh et du Hamas.

L’ex-président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, a créé la polémique avec des propos controversés sur les Palestiniens. Kevork Djansezian/Getty Images/AFP

L’actuel favori de la course républicaine à la Maison-Blanche, Newt Gingrich, est resté sur ses positions samedi soir après des commentaires controversés sur les Palestiniens, qualifiant ce peuple de « terroriste » lors d’un débat à Des Moines, la capitale de l’Iowa. Dans un entretien accordé à la chaîne américaine Jewish Channel, diffusé vendredi, l’ex-président de la Chambre des représentants avait qualifié les Palestiniens de peuple « inventé » car il faisait « historiquement partie du peuple arabe ». Interrogé lors du débat sur ces déclarations pour le moins discutables, M. Gingrich a déclaré : « Ce que j’ai dit est-il correct ?
Oui. Quelqu’un doit avoir le courage de dire la vérité. Ces gens sont des terroristes. Ils enseignent le terrorisme dans leurs écoles. » Il a de ce fait écorné la politique de l’administration Obama au Proche-Orient, qui prône une solution à deux États – israélien et palestinien – vivant côte à côte en paix.
Les cinq autres candidats républicains participant au débat se sont gardés d’approuver les déclarations de M. Gingrich, tout en affirmant leur soutien pour Israël. « Je pense que nous sommes bien sages de soutenir notre allié Israël et de ne pas aller plus loin qu’eux », a dit Mitt Romney, qui a reproché à M. Gingrich de vouloir négocier à la place des Israéliens. Pour sa part, Ron Paul, farouche partisan de l’isolationnisme américain, a assuré que les déclarations de M. Gingrich étaient de nature à mener les États-Unis vers « des ennuis ». De son côté, un sénateur démocrate, Carl Levin, a réagi en déplorant que M. Gingrich ne propose « aucune solution » et qu’il ne fait que présenter « un bidon d’essence et une allumette ».
Les déclarations de M. Gingrich à la chaîne Jewish Channel ont provoqué samedi une réaction courroucée de l’autorité palestinienne. Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a exprimé son indignation, réclamant de M. Gingrich qu’il s’excuse pour ses « remarques vulgaires, blessantes et ridicules ». Il a estimé que ces propos « constituent une distorsion totalement inacceptable de la vérité historique », soulignant qu’en Israël « même les plus extrémistes des colons n’oseraient pas parler de façon aussi ridicule ». Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a également fustigé hier les déclarations de M. Gingrich, qui sont « violentes, racistes et dénient les droits du peuple palestinien et de son histoire ancienne ». « Elles manifestent clairement une incitation à la violence contre les Palestiniens », a déploré un porte-parole du Hamas à Gaza, Fawzi Barhoum, en les qualifiant de « minable propagande électorale ».
Par ailleurs, Mitt Romney était la cible de vives critiques hier, pour avoir proposé à son rival Rick Perry un pari de 10 000 dollars, une grosse somme pour beaucoup d’Américains. Les plus prompts à critiquer M. Romney ont été les démocrates, pour sa remarque maladroite lors du débat à Des Moines. Les commentaires sur ce pari ont aussi été abondants depuis samedi soir sur Twitter, au point d’être regroupés sous la dénomination
« #What10kbuys ».
(Source : AFP)
L’actuel favori de la course républicaine à la Maison-Blanche, Newt Gingrich, est resté sur ses positions samedi soir après des commentaires controversés sur les Palestiniens, qualifiant ce peuple de « terroriste » lors d’un débat à Des Moines, la capitale de l’Iowa. Dans un entretien accordé à la chaîne américaine Jewish Channel, diffusé vendredi, l’ex-président de la Chambre des représentants avait qualifié les Palestiniens de peuple « inventé » car il faisait « historiquement partie du peuple arabe ». Interrogé lors du débat sur ces déclarations pour le moins discutables, M. Gingrich a déclaré : « Ce que j’ai dit est-il correct ? Oui. Quelqu’un doit avoir le courage de dire la vérité. Ces gens sont des terroristes. Ils enseignent le terrorisme dans leurs écoles. » Il a de ce fait...
commentaires (4)

Yesssss !

Robert Malek

09 h 08, le 13 décembre 2011

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Commentaires (4)

  • Yesssss !

    Robert Malek

    09 h 08, le 13 décembre 2011

  • Bon ok, j'abdique après trois tentatives puisque vous ne voulez pas passer mon petit mot. Pourtant je ne faisais que traiter ce Gingrich de ... et de ... ! Ah j'ai une idée, je vais les écrire en anagrammes : bélide et intulce.

    Robert Malek

    08 h 21, le 13 décembre 2011

  • Peut-on concevoir qu'un tel Monsieur, fanatique jusqu'aux os, "anti-sémite par exellence", à son choix bien sûr, ( le sémitisme désignant plusieurs ethnies du M.O. ), puisse un jour être à la tête de la seule super-puissance ? Puisse-t-il être un arbitre impartial dans le conflit palestinien ? J'espère que les moutons de Panurge se réveilleront enfin dans son pays. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    08 h 28, le 12 décembre 2011

  • C'est incroyable et honteux qu'un ex-président de la Chambre des représentants et prétendant à la présidence des Etats-Unis, dans le but de gagner l'appui et le vote des auditeurs d'une chaîne sioniste, ait un esprit aussi mercantil et vil en se montrant plus sioniste, "plus raciste, plus vulgaire et plus ridicule" que le fasciste ministre des Affaires étrangères d'Israel, Avigdor Lieberman. Il devrait nommer ce dernier chef de sa campagne et perfectionner, sous sa houlette, son apartheid et son racisme.

    Halim Abou Chacra

    04 h 00, le 12 décembre 2011

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