L’absence à Bonn des talibans, acteurs indispensables du processus de réconciliation en Afghanistan, pèse toutefois sur les perspectives de paix dans le pays, selon nombre d’observateurs.
Contrairement à une version fournie précédemment par des sources proches du ministère allemand des Affaires étrangères, il n’a pas été fait mention dans le communiqué final « d’un soutien généreux, également financier, jusqu’en 2024 à l’Afghanistan ». Aucun chiffre concret sur une aide internationale n’a été divulgué. « La conférence de Bonn n’était pas une conférence de donateurs », a déclaré le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle. Une conférence des donateurs est prévue à Tokyo en juillet prochain. Dans ce contexte, M. Westerwelle a reconnu « qu’en cette période de difficultés financières, la communauté internationale allait devoir affronter certaines questions ». Plein d’optimisme, M. Rassoul a fait une promesse : « En 2024, l’Afghanistan ne devrait pas être un pays qui a besoin de donateurs, mais un pays donateur. »
Dans le communiqué final, ont été tout particulièrement mentionnés deux grands voisins de l’Afghanistan : le Pakistan et l’Iran. « Nous reconnaissons le fardeau des voisins de l’Afghanistan, en particulier le Pakistan et l’Iran, pour fournir un refuge temporaire à des millions d’Afghans (...) et nous sommes engagés à travailler à leur retour volontaire sains et saufs », est-il écrit dans la déclaration.
Le Pakistan avait décidé de boycotter la conférence internationale de Bonn sur l’Afghanistan, après que des tirs de l’OTAN eurent coûté la vie à 24 soldats pakistanais la semaine dernière. Une absence regrettée par la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton. « Nous regrettons le choix qu’ils ont fait car la conférence d’aujourd’hui est une étape importante vers le type de sécurité et de stabilité dont ont besoin aussi bien l’Afghanistan que le Pakistan », a-t-elle déclaré. « Nous continuons de croire que le Pakistan a un rôle crucial à jouer », a-t-elle dit.
(Source : AFP)


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