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Économie - Égypte

L’armée prête un milliard de dollars à la Banque centrale

L’armée au pouvoir en Égypte a accordé un prêt d’un milliard de dollars à la Banque centrale, confrontée à une fonte de ses réserves qui menace la capacité du pays à importer, a affirmé hier un responsable militaire. « Le principal danger pour l’économie égyptienne à court terme est la baisse continue de ses réserves en devises », a affirmé le général Mahmoud Nasr, membre du Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir depuis la chute de Hosni Moubarak en février.
« Ces réserves passeront de plus de 22 milliards de dollars actuellement à 15 milliards de dollars fin janvier prochain », a-t-il dit selon des propos repris hier par la presse. « Ce montant ne suffit à couvrir les importations du pays que pour trois mois », a mis en garde le général Nasr, conseiller du chef de l’armée Hussein Tantaoui pour les affaires financières.
Après le soulèvement populaire du début d’année, les réserves en devises avaient déjà chuté de 36 milliards de dollars à 22 milliards de dollars. Le général Nasr a affirmé que les forces armées, qui ont d’énormes intérêts dans les secteurs de l’immobilier et des produits alimentaires notamment, ont prêté un milliard de dollars à la Banque centrale d’Égypte en puisant dans leurs revenus.
Selon lui, le déficit budgétaire augmentera à 10,8 %, contre 8,1 % l’année précédente. Quant au taux de croissance, qui avait atteint 5 à 7 % ces dernières années, il ne dépassera pas les 2 %. Le 24 novembre, l’agence de notation financière Standard & Poors avait abaissé d’un cran la note souveraine de l’Égypte, qui passe de « BB- » à « B+ », et placé celle-ci sous perspective négative, quelques jours après l’éclatement d’affrontements meurtriers entre police et manifestants hostiles au pouvoir militaire.

(Source : AFP)
L’armée au pouvoir en Égypte a accordé un prêt d’un milliard de dollars à la Banque centrale, confrontée à une fonte de ses réserves qui menace la capacité du pays à importer, a affirmé hier un responsable militaire. « Le principal danger pour l’économie égyptienne à court terme est la baisse continue de ses réserves en devises », a affirmé le général Mahmoud Nasr, membre du Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir depuis la chute de Hosni Moubarak en février.« Ces réserves passeront de plus de 22 milliards de dollars actuellement à 15 milliards de dollars fin janvier prochain », a-t-il dit selon des propos repris hier par la presse. « Ce montant ne suffit à couvrir les importations du pays que pour trois mois », a mis en garde le général Nasr, conseiller du chef de l’armée...
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