Des centaines de Pakistanais ont exprimé leur colère hier dans tout le pays. Photo Assif Hassan/AFP
Rappelons que samedi avant l’aube, des hélicoptères et avions de chasse ont bombardé deux postes de l’armée côté pakistanais, la force internationale de l’OTAN (ISAF) reconnaissant que ses hommes opérant côté afghan avaient réclamé un soutien aérien qui avait « très probablement » provoqué les pertes pakistanaises.
En réaction, le Pakistan a interrompu dès samedi le trafic des convois de ravitaillement de l’ISAF, dont la plus importante partie transite par son territoire, exigé des militaires américains qu’ils quittent dans les 15 jours une base sur laquelle ils sont présents dans le sud-ouest du pays et menacé de reconsidérer leur coopération en matière de lutte contre le terrorisme.
Washington avait immédiatement exprimé samedi ses « plus profondes condoléances » et s’était engagé à appuyer « une enquête immédiate de l’OTAN ». Anders Fogh Rasmussen, lui, a réagi, évoquant un « incident tragique » et « involontaire ». Ce n’est pas la première fois que les appareils de l’OTAN tuent des soldats pakistanais au cours de bombardements visant les talibans afghans dans ces zones montagneuses où la frontière est difficile à repérer, mais jamais le bilan n’avait été aussi lourd. Reste aux enquêteurs à déterminer si, comme l’affirme Islamabad, il n’y avait eu « aucune agression » de la part de ses soldats ou si les militaires étrangers ont réclamé un raid aérien en riposte à des tirs provenant du Pakistan.
« De telles attaques sont totalement inacceptables, elles démontrent un mépris total à l’égard du droit international et de la vie humaine », a déclaré hier la ministre pakistanaise des Affaires étrangères, Hina Rabbani Khar, dans un entretien téléphonique avec son homologue américaine Hillary Clinton.
De plus, des centaines de Pakistanais en colère ont sillonné hier les rues des principales villes du Pakistan, dont Karachi, en brûlant des effigies du président Barack Obama et en mettant le feu à des drapeaux américains pour dénoncer la mort des 24 militaires.
Depuis que le Pakistan s’est rallié à Washington fin 2001, ses zones tribales frontalières avec l’Afghanistan sont devenues le principal sanctuaire d’el-Qaëda dans le monde et la base arrière des talibans afghans. Washington presse constamment l’armée pakistanaise, qu’elle finance à coups de milliards de dollars depuis dix ans, d’y attaquer massivement les insurgés islamistes.
(Source : AFP)


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C'est comme d'habitude, l'otan se gourre , s'excuse et fini par dire , on était en situation de légitime défense. Ils n'ont jamais tort ces gens là, la preuve est que leur présence est déjà un bienfait , selon eux, et c'est ça que certains libanais voudraient voir venir régler nos problèmes chez nous ?
05 h 19, le 28 novembre 2011