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Économie - Énergie

La France va arrêter « à titre national » d’acheter du pétrole à l’Iran

La France va arrêter d’acheter « à titre national » du pétrole à l’Iran, a déclaré hier le ministère français des Affaires étrangères, en précisant par la suite que cela se fera « en liaison » avec les autres pays européens. « L’interruption des achats de pétrole iranien fait partie des mesures proposées par la France à ses partenaires. Nous l’appliquerons à titre national », s’est borné à dire lors d’un point presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero, à qui il était demandé si le gouvernement avait donné instruction à Total d’interrompre ses activités avec l’Iran.
Le porte-parole n’a pas répondu à cette question. Il n’a pas non plus été précisé quelles sont les quantités achetées par le groupe Total à Téhéran.
Dans l’après-midi, le Quai d’Orsay a précisé qu’un arrêt des achats se fera « en liaison avec les partenaires européens » de la France. Lorsque des décisions sont prises au niveau de l’Union européenne, l’application se fait ensuite toujours « à titre national », a-t-on expliqué de même source.
Interrogé par l’AFP pour savoir s’il était concerné par l’arrêt d’achat français, Total a indiqué qu’il n’avait « pas de commentaire ». « Total se conforme et se conformera à l’ensemble des lois qui lui sont applicables tant au niveau international et européen qu’au plan national », a seulement déclaré un porte-parole.
Lundi, alors que Londres, Washington ou Ottawa annonçaient des mesures concrètes contre l’Iran accusé de vouloir acquérir l’arme atomique, le président Nicolas Sarkozy avait proposé à l’Allemagne, au Canada, aux États-Unis, au Japon et au Royaume-Uni « de geler dès à présent les avoirs de la Banque centrale d’Iran et d’interrompre les achats de pétrole iranien ».
Il avait ajouté en avoir saisi aussi l’Union européenne.
Depuis, les autorités françaises, malgré de multiples demandes, n’ont fourni aucune indication sur les avoirs que détiendrait cette banque centrale en France, pas plus que sur ce que représentent les achats de pétrole iranien.
Selon les chiffres 2010 du département américain de l’Énergie (EIA), si l’essentiel des exportations iraniennes de pétrole va vers l’Asie (22 % pour la Chine, 14 % pour le Japon, 13 % pour l’Inde), l’UE en récupère 18 %, tandis que 7 % vont à la Turquie et 4 % à l’Afrique du Sud.
Au sein de l’UE, le pétrole iranien va à la France pour 2 % avec 49 000 barils par jour, à l’Italie pour 7 % et à l’Espagne pour 6 %, selon l’EIA.
Total, qui ne produit plus de brut dans le pays (le groupe n’a qu’une petite activité de lubrifiant en joint-venture avec une société iranienne), a acheté, en 2010, 45 millions de barils de pétrole, soit l’équivalent d’environ 123 000 barils par jour, pour un montant de plus de 2,5 milliards d’euros.
Ce qui signifie que l’activité trading (négoce) de Total – qui se fait à partir d’une implantation du groupe à Genève – a acheté l’an dernier environ 5,5 % des exportations de pétrole iranien.
Total a cessé depuis mi-2010 les ventes de produits raffinés à l’Iran.
Parallèlement, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé hier à imposer des sanctions contre l’industrie pétrolière et la Banque centrale iraniennes afin de forcer Téhéran à renoncer à ses projets nucléaires. « Il est très important que de lourdes sanctions économiques soient imposées contre l’Iran, mais cela ne suffit pas. Il faut activer des sanctions supplémentaires effectives, visant aussi l’industrie pétrolière et la Banque centrale d’Iran, dans un avenir proche », a plaidé M. Netanyahu.
« L’objectif du programme nucléaire iranien a prêté à controverse, mais ce n’est plus le cas. L’Iran œuvre activement à se doter de l’arme nucléaire. Voilà la menace à laquelle est confrontée Israël, la région et le monde entier », a-t-il répété, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue roumain Emil Boc, en visite à Jérusalem.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a récemment évoqué des informations « crédibles » selon lesquelles l’Iran a travaillé à la mise au point de l’arme atomique, livrant pour la première fois des éléments étayant les soupçons occidentaux de visées militaires.
Les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada ont adopté lundi de concert de nouvelles sanctions contre les secteurs bancaire, pétrolier et pétrochimique de l’Iran.
Par ailleurs, la France va arrêter d’acheter « à titre national » du pétrole à l’Iran, a déclaré hier le ministère français des Affaires étrangères, sans dire ce que représentent à ce jour ces achats réalisés par le groupe Total.
La France va arrêter d’acheter « à titre national » du pétrole à l’Iran, a déclaré hier le ministère français des Affaires étrangères, en précisant par la suite que cela se fera « en liaison » avec les autres pays européens. « L’interruption des achats de pétrole iranien fait partie des mesures proposées par la France à ses partenaires. Nous l’appliquerons à titre national », s’est borné à dire lors d’un point presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero, à qui il était demandé si le gouvernement avait donné instruction à Total d’interrompre ses activités avec l’Iran.Le porte-parole n’a pas répondu à cette question. Il n’a pas non plus été précisé quelles sont les quantités achetées par le groupe Total à Téhéran.Dans l’après-midi, le Quai d’Orsay a précisé...
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