Zone tampon
Se rangeant aux côtés des puissances occidentales, le gouvernement islamo-conservateur turc a déjà brandi la menace de sanctions économiques. « Nous nous opposons à toute initiative unilatérale ou à une intervention étrangère pour accélérer un changement de régime » à Damas, a souligné une source gouvernementale turque, n’excluant cependant pas des « mesures additionnelles » pour protéger les civils si le régime se livrait à des « atrocités massives » dans le pays. Pour ce faire, l’armée turque pourrait créer des zones tampons à la frontière qui sépare les deux pays pour éviter un afflux de grande ampleur en cas d’intervention des forces syriennes dans une zone proche de la Turquie telle qu’Alep, écrit le commentateur Murat Yetkin dans le journal Radikal. Mais de source diplomatique turque on précise qu’une telle mesure, si elle était adoptée, serait de nature « purement humanitaire ».
Les pays européens ont de leur côté formellement déposé un projet de résolution qui condamne la répression sanglante des manifestations en Syrie où « de terribles atrocités » sont commises, selon les termes de l’ambassadeur allemand à l’ONU Peter Wittig. La commission des Droits de l’homme de l’Assemblée générale de l’ONU procédera au vote aujourd’hui.
Pour sa part, l’Arabie saoudite a pressé quant à elle le gouvernement de M. Assad de se conformer « pleinement » au plan de sortie de crise, élaboré par la Ligue arabe. Dans un communiqué au terme de sa réunion hebdomadaire sous la présidence du prince héritier Nayef ben Abdel Aziz, le Conseil de ministres a souligné « l’importance d’assurer la protection des civils syriens et d’arrêter les tueries et les actes de violence ».
Néanmoins, le ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar Zebari, en visite à Doha, a écarté hier une intervention étrangère en Syrie et mis en garde contre le risque d’une guerre civile dans ce pays. La Russie a estimé de son côté que la position de certains pays occidentaux appelant l’opposition syrienne à ne pas dialoguer avec le régime s’apparente à de la « provocation ». « Il est indispensable que les violences cessent, mais cette exigence doit s’adresser à la fois au régime et aux groupes armés qui s’immiscent dans l’opposition syrienne », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
Dans ce contexte, le retour à Damas de l’ambassadeur des États-Unis Robert Ford n’aura pas lieu cette semaine comme attendu, mais demeure prévu d’ici à la fin de l’année, a annoncé hier le département d’État.
Des morts encore et toujours
Sur le terrain, au moins vingt Syriens ont été tués hier par des tirs des forces de sécurité lors de perquisitions dans les provinces de Homs et Hama, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). En outre, les dépouilles de trois détenus morts sous la torture ont été rendues à leur famille, selon la même source.
L’agence officielle syrienne SANA a pour sa part annoncé la mort de « quatre terroristes, dont l’une des personnes les plus recherchées, Khaled al-Rajeh, surnommé Badar », ainsi que le « rapt » de deux juges à Hama et d’un ambulancier et de son passager blessés par des « terroristes armés ».
(Source : agences)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Ce qui est bien dans ce titre ( Bravo à celui qui l'a trouvé) c'est qu'il parfaitement inversible. Par exemple : Assad à Erdogan: « Le jour viendra où tu partiras aussi »!
13 h 43, le 23 novembre 2011