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Moyen Orient et Monde - Syrie

Erdogan à Assad : « Le jour viendra où tu partiras aussi »

La répression a fait au moins 20 morts hier.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a averti hier le président syrien Bachar el-Assad que ses jours étaient comptés et qu’il ne pourrait indéfiniment se maintenir au pouvoir par la force. « Le jour viendra où tu partiras aussi », a-t-il ainsi lancé à l’adresse du chef de l’État syrien, soulignant qu’on ne pouvait se maintenir au pouvoir « avec des chars et des canons ». M. Erdogan a critiqué les dernières déclarations faites par M. Assad qui s’est dit « tout à fait » prêt à combattre et à mourir s’il devait affronter des forces étrangères, dans un entretien publié dimanche par l’hebdomadaire britannique The Sunday Times. « Quelqu’un se manifeste et dit qu’il est prêt à mourir », a dit M. Erdogan avant d’ajouter : « Tu vas lutter contre qui ? Tu vas combattre ton frère musulman que tu gouvernes ? » « Nous ne pouvons absolument pas considérer comme humain l’usage de chars, de canons et d’armes contre ceux qui réclament des droits et une vie plus humaine », a martelé M. Erdogan, dénonçant une fois de plus la répression de la contestation syrienne. Ces propos sont intervenus peu après l’attaque sur une route syrienne près de Homs de deux autocars transportant des pèlerins turcs revenant de La Mecque, par un groupe armé, qui a fait deux blessés.

Zone tampon
Se rangeant aux côtés des puissances occidentales, le gouvernement islamo-conservateur turc a déjà brandi la menace de sanctions économiques. « Nous nous opposons à toute initiative unilatérale ou à une intervention étrangère pour accélérer un changement de régime » à Damas, a souligné une source gouvernementale turque, n’excluant cependant pas des « mesures additionnelles » pour protéger les civils si le régime se livrait à des « atrocités massives » dans le pays. Pour ce faire, l’armée turque pourrait créer des zones tampons à la frontière qui sépare les deux pays pour éviter un afflux de grande ampleur en cas d’intervention des forces syriennes dans une zone proche de la Turquie telle qu’Alep, écrit le commentateur Murat Yetkin dans le journal Radikal. Mais de source diplomatique turque on précise qu’une telle mesure, si elle était adoptée, serait de nature « purement humanitaire ».
Les pays européens ont de leur côté formellement déposé un projet de résolution qui condamne la répression sanglante des manifestations en Syrie où « de terribles atrocités » sont commises, selon les termes de l’ambassadeur allemand à l’ONU Peter Wittig. La commission des Droits de l’homme de l’Assemblée générale de l’ONU procédera au vote aujourd’hui.
Pour sa part, l’Arabie saoudite a pressé quant à elle le gouvernement de M. Assad de se conformer « pleinement » au plan de sortie de crise, élaboré par la Ligue arabe. Dans un communiqué au terme de sa réunion hebdomadaire sous la présidence du prince héritier Nayef ben Abdel Aziz, le Conseil de ministres a souligné « l’importance d’assurer la protection des civils syriens et d’arrêter les tueries et les actes de violence ».
Néanmoins, le ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar Zebari, en visite à Doha, a écarté hier une intervention étrangère en Syrie et mis en garde contre le risque d’une guerre civile dans ce pays. La Russie a estimé de son côté que la position de certains pays occidentaux appelant l’opposition syrienne à ne pas dialoguer avec le régime s’apparente à de la « provocation ». « Il est indispensable que les violences cessent, mais cette exigence doit s’adresser à la fois au régime et aux groupes armés qui s’immiscent dans l’opposition syrienne », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
Dans ce contexte, le retour à Damas de l’ambassadeur des États-Unis Robert Ford n’aura pas lieu cette semaine comme attendu, mais demeure prévu d’ici à la fin de l’année, a annoncé hier le département d’État.

Des morts encore et toujours
Sur le terrain, au moins vingt Syriens ont été tués hier par des tirs des forces de sécurité lors de perquisitions dans les provinces de Homs et Hama, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). En outre, les dépouilles de trois détenus morts sous la torture ont été rendues à leur famille, selon la même source.
L’agence officielle syrienne SANA a pour sa part annoncé la mort de « quatre terroristes, dont l’une des personnes les plus recherchées, Khaled al-Rajeh, surnommé Badar », ainsi que le « rapt » de deux juges à Hama et d’un ambulancier et de son passager blessés par des « terroristes armés ».
(Source : agences)
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a averti hier le président syrien Bachar el-Assad que ses jours étaient comptés et qu’il ne pourrait indéfiniment se maintenir au pouvoir par la force. « Le jour viendra où tu partiras aussi », a-t-il ainsi lancé à l’adresse du chef de l’État syrien, soulignant qu’on ne pouvait se maintenir au pouvoir « avec des chars et des canons ». M. Erdogan a critiqué les dernières déclarations faites par M. Assad qui s’est dit « tout à fait » prêt à combattre et à mourir s’il devait affronter des forces étrangères, dans un entretien publié dimanche par l’hebdomadaire britannique The Sunday Times. « Quelqu’un se manifeste et dit qu’il est prêt à mourir », a dit M. Erdogan avant d’ajouter : « Tu vas lutter contre qui ? Tu vas combattre ton frère...
commentaires (3)

Ce qui est bien dans ce titre ( Bravo à celui qui l'a trouvé) c'est qu'il parfaitement inversible. Par exemple : Assad à Erdogan: « Le jour viendra où tu partiras aussi »!

Ali Farhat

13 h 43, le 23 novembre 2011

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Commentaires (3)

  • Ce qui est bien dans ce titre ( Bravo à celui qui l'a trouvé) c'est qu'il parfaitement inversible. Par exemple : Assad à Erdogan: « Le jour viendra où tu partiras aussi »!

    Ali Farhat

    13 h 43, le 23 novembre 2011

  • Un jour tu verras, l'on se rencontrera, quelque part, n'importe où , chassés, comme des fuyards... Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    10 h 29, le 23 novembre 2011

  • La nervosité est mauvaise conseillère, et nous fait dire n'importe quoi, erdogan signe un contrat avec shell pour des forages et nous fait des déclarations bibliques, mais c'est sûr que tout le monde est de passage sur cette terre , même lui, et qu'il s'en ira peut être avant lui , qui sait. Il y a un peu trop de douche écossaise à mon avis et cela concerne toujours les mêmes , à savoir l'Iran et la syrie.

    Jaber Kamel

    07 h 46, le 23 novembre 2011

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