L'archevêché grec-orthodoxe saccagé. Photo an-Nahar
L'archevêché grec-orthodoxe à Achrafieh (Beyrouth) a été vandalisé par des inconnus, a rapporté mercredi l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
Les malfaiteurs auraient volé des icônes, des crosses épiscopales, des calices, des documents ainsi qu'une somme d'argent appartenant à l'église, précise l'agence. Les vandales ont également saccagé les bureaux des employés.
Dépêchées sur les lieux, les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont ouvert une enquête.
Pour le vice-président du Parlement, Farid Makari, "l'agression contre l'archevêché grec-orthodoxe est un message adressé au métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audi, pour ses positions en faveur de la souveraineté et de l'indépendance du Liban". "De tels messages ne modifieront en rien les convictions des orthodoxes" a déclaré M. Makari à la Voix du Liban.

Photo an-Nahar.
De son côté, le député Michel Murr a exhorté le président de la République et le ministre de l'Intérieur à prendre des mesures immédiates pour identifier les profanateurs du siège de l'archevêché, rapporte l'ANI.
"Les députés orthodoxes ne resteront pas muets face à ce qui s'est passé " a déclaré M. Murr, assurant que cette agression vise une figure orthodoxe importante.
Le député du Metn a par ailleurs appelé les députés orthodoxes à se réunir et à organiser un sit-in au siège de l'archevêché.
Le Premier ministre Nagib Mikati a également condamné l'attaque lors d'un entretien téléphonique avec Mgr Audi, et demandé aux autorités concernées d'intensifier les recherches pour que les malfaiteurs soient arrêtés et jugés.
A la demande du chef du gouvernement, le ministre de l'Intérieur, Marwan Charbel, a par ailleurs rendu visite au métropolite de Beyrouth. Ce dernier a espéré que les circonstances entourant cet incident soient rapidement révélées. "Dieu nous protège et l'Etat est constamment vigilant", a déclaré Mgr Audi.
Plusieurs autres responsables ont afflué au siège de l'archevêché dont le vice-Premier ministre Samir Mokbel, l'ambassadeur de France Denis Pietton, les députés Jean Oghassapian, Antoine Andraos, Nadim Gemayel, Serge Ter Sarkissian, Michel Pharaon, Marwan Hamadé, Antoine Saad, Henri Helou et Fouad Saad, Mgr Roland Abou Jaoudeh, ainsi qu'un grand nombre d'officiers.

Marwan Hamadé reçu par Mgr Audi. Photo an-Nahar.
Certains responsables ont par ailleurs appelé l'archevêché, dont le chef du Législatif Nabih Berry, l'ancien président Emile Lahoud, les anciens Premier ministres Sélim Hoss et Saad Hariri, le ministre de l'Economie, Nicolas Nahas, le député Tamam Salam, le vice-président du Conseil islamique chiite supérieur cheikh Abdel Amir Kabalan, le cheikh Akl de la communauté druze Naïm Hassan, l'ancien vice-Premier ministre Issam Fares et un nombre d'ambassadeurs.
Les malfaiteurs auraient volé des icônes, des crosses épiscopales, des calices, des documents ainsi qu'une somme d'argent appartenant à l'église, précise l'agence. Les vandales ont également saccagé les bureaux des employés.
Dépêchées sur les lieux, les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont ouvert une enquête.
Pour le vice-président du Parlement, Farid Makari, "l'agression contre l'archevêché grec-orthodoxe est un message adressé au métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audi, pour ses positions en faveur de la souveraineté et de l'indépendance du Liban". "De tels messages ne modifieront en rien les convictions des orthodoxes" a déclaré M....


Pourquoi pas un complot SIO/YANKY, tout comme les explosions de Tyr et les crimes des cinq frères ? Appats faciles, croit-on encore, à faire gober. Mais, ces hameçons ne prennent plus le poisson... Anastase Tsiris
03 h 47, le 17 novembre 2011