Alors que Mme Bokova avait déclaré, en clôture de la conférence générale de l’organisation à Paris, avoir « suspendu l’ensemble de nos engagements », une porte-parole de l’Unesco a ensuite précisé à que ces mesures ne concernaient que les « nouvelles dépenses ».
Selon Mme Bokova, cette économie additionnée à l’utilisation intégrale du fonds de roulement de 30 millions de dollars combleront cette année le déficit de trésorerie estimé à 65 millions de dollars. Ces mesures portent surtout sur les nouveaux engagements contractuels, des publications, des coûts de communication, des voyages du personnel, des réunions, etc.
Notons qu’elles ne remettent pas en cause la tenue du Comité intergouvernemental de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’humanité qui aura lieu à Bali du 22 au 29 novembre.
Ce plan d’économies fait suite à l’annonce par les États-Unis de suspendre leurs versements à l’Unesco après la décision de la Conférence générale d’admettre les Palestiniens comme 195e État membre. Cela prive l’agence de 22 % de son budget, soit un trou de 70 millions de dollars dès 2011, puisque Washington verse traditionnellement sa contribution en fin d’année.
Pour les années 2012-2013, où l’Unesco doit faire face à un déficit prévu de 143 millions de dollars, Mme Bokova se dit prête à « prendre des mesures radicales » et « à profiter le situation pour réduire encore les frais administratifs ». Elle a déjà décidé la création d’un fonds d’urgence ouvert aux donations d’institutions, de fondations et de particuliers, qui est en place sur le site Internet de l’agence depuis hier.
(Source : AFP)


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