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Économie - Finances

La crise de la dette menace l’Europe d’une nouvelle récession

Un redressement de l’économie passera « nécessairement par le retour de la confiance dans la viabilité budgétaire et par l’accélération des réformes destinées à renforcer le potentiel de croissance », estime Olli Rehn.
L’Europe risque de replonger dans la récession économique en raison principalement de l’impact de la crise de la dette qui sape la confiance, menace d’emporter l’Italie et de déstabiliser l’ensemble de la zone euro.
« La croissance s’est arrêtée en Europe et nous pourrions connaître une nouvelle phase de récession », a ainsi prévenu hier le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, à l’occasion de la publication des prévisions économiques d’automne de l’exécutif européen à Bruxelles. « Ce risque provient principalement des craintes liées à la dette souveraine » en zone euro, a ajouté la Commission dans un rapport, sans exclure « une récession profonde et prolongée, et de nouvelles turbulences sur les marchés ».
Techniquement, une récession se définit à partir d’au moins deux trimestres consécutifs de recul de l’activité économique. Pour l’Europe, il s’agirait de la deuxième récession en trois ans, après celle née de la crise financière en 2008, avec pour conséquences un chômage et un taux d’endettement qui se maintiendrait à un niveau élevé (plus de 90 % en 2012 pour la seule zone euro). Il y a à peine deux mois, Bruxelles se montrait moins pessimiste et écartait le risque de récession, preuve que la situation s’est très vite dégradée avec une contagion de la crise à l’Italie, troisième économie de la zone euro.
En conséquence, un redressement de l’économie passera « nécessairement par le retour de la confiance dans la viabilité budgétaire et dans le système financier et par l’accélération des réformes destinées à renforcer le potentiel de croissance de l’Europe », a estimé M. Rehn, faisant allusion aux décisions prises récemment par les dirigeants de la zone euro.
Rappelons que fin octobre, ils se sont mis d’accord pour alléger le fardeau de la dette grecque de 100 milliards d’euros sur un total de 350 milliards, renforcer leur pare-feu financier de la zone euro (le FESF) et améliorer le pilotage de l’Union monétaire. Un plan qui doit encore être mis en application.
En attendant, outre le cas de la Grèce, qui devrait rester en récession l’an prochain contrairement à une précédente estimation de Bruxelles, le tableau est noir pour l’ensemble de l’Union monétaire. Au Portugal, la récession devrait être plus profonde que prévu, avec un recul du PIB de 3 % en 2012 contre 1,8 % prévu au printemps. En pleine tourmente, l’Italie devrait connaître une stagnation de son produit intérieur brut en 2012 (+0,1 %), alors que la Commission tablait en mai dernier sur une croissance de 1,3 %. La situation devrait péniblement s’améliorer en 2013, avec une progression du PIB de 0,7 %, selon Bruxelles.
Le pessimisme est également de mise pour les locomotives de la zone euro, l’Allemagne et la France, qui sont parmi les pays les mieux notés en Europe. Bruxelles envisage désormais une croissance de seulement 0,8 % en Allemagne et de 0,6 % en 2012, alors que les deux pays tablent sur un PIB de 1 %.
(Source : AFP)
L’Europe risque de replonger dans la récession économique en raison principalement de l’impact de la crise de la dette qui sape la confiance, menace d’emporter l’Italie et de déstabiliser l’ensemble de la zone euro.« La croissance s’est arrêtée en Europe et nous pourrions connaître une nouvelle phase de récession », a ainsi prévenu hier le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, à l’occasion de la publication des prévisions économiques d’automne de l’exécutif européen à Bruxelles. « Ce risque provient principalement des craintes liées à la dette souveraine » en zone euro, a ajouté la Commission dans un rapport, sans exclure « une récession profonde et prolongée, et de nouvelles turbulences sur les marchés ».Techniquement, une récession se définit à...
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