Mokhlis Afghan, un porte-parole du gouverneur de Paktika, a déclaré « qu’entre 60 et 70 insurgés talibans ont été tués la nuit dernière » dans le district de Barmal, frontalier du Pakistan, des chiffres impossibles à vérifier. « Un important groupe d’insurgés voulait attaquer la base conjointe ISAF-armée afghane dans le district de Barmal, mais a été stoppé, et un soutien aérien est intervenu », a-t-il ajouté, estimant que les assaillants « venaient probablement de l’autre côté de la frontière ». Un porte-parole de l’ISAF a « confirmé qu’une base de la coalition dans l’est de l’Afghanistan avait été attaquée par des insurgés », mais n’a pas confirmé les chiffres avancés par M. Afghan. « Des appareils de la coalition ont aidé les forces au sol à repousser l’attaque, et un nombre indéterminé d’ennemis ont été tués », a-t-il simplement indiqué, sans faire état de victimes dans les rangs de l’OTAN.
L’essentiel des troupes de l’OTAN déployées en Paktika sont américaines. La province de Paktika, comme ses voisines de Khost et de Paktia, sont les bastions du réseau Haqqani, lié aux talibans et dont Washington a fait sa cible numéro un dans le pays. Il est considéré par les Américains comme le groupe d’insurgés afghans le plus actif et le maître d’œuvre de plusieurs attaques spectaculaires récentes, dont une contre l’ambassade américaine à Kaboul à la mi-septembre.
Le 7 octobre, jour du 10e anniversaire de l’intervention américaine en Afghanistan, l’ISAF avait annoncé avoir repoussé une attaque coordonnée d’ampleur contre plusieurs positions de ses positions en Paktika.
Par ailleurs, le chef d’un district de la province, également frontalier du Pakistan, a succombé dans la nuit, après avoir été blessé mardi par l’explosion d’une bombe artisanale placée sur la route, a indiqué Mokhlis Afghan. « Mohammad Akbar, le chef du district de Sar Hawza, blessé par l’explosion d’une bombe artisanale hier, est décédé dans un hôpital de l’ISAF la nuit dernière, ainsi qu’un de ses gardes du corps », a-t-il déclaré.
(Source : AFP)


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