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Économie - Liban - Agriculture

Hoyeck demande au gouvernement d’acheter 200 mille bidons d’huile d’olive

Le président de l’Association des agriculteurs Antoine Hoyeck a exprimé hier, dans un communiqué, son indignation face au manque d’intérêt que l’État porte à la production d’huile d’olive ; une production qui souffre selon lui de mauvaise gestion ainsi que de pratiques de corruption. Contacté par L’OLJ, M. Hoyeck a souligné que, cette année, la météo avait été très favorable à la production d’huile d’olive, mais que l’État ne soutenait pas les producteurs pour qu’ils puissent écouler leurs stocks. À cet égard, M. Hoyeck a demandé à l’État d’acheter 200 mille bidons d’huile d’olive aux producteurs, au prix de 150 mille livres par bidon, puisque « c’est de la faute du gouvernement si ce secteur souffre de plusieurs maux, comme un manque de protection et de contrôle, ainsi qu’une absence de planification », a déploré l’expert agricole. Rappelant que le secteur de l’huile d’olive représente un quart de la production agricole totale, M. Hoyeck a indiqué à L’OLJ que l’huile d’olive libanaise faisait face à une compétition ardue : « D’une part, les accords de Gafta (les accords de la zone arabe de libre-échange) qui stipulent la levée des barrières tarifaires à l’importation d’huile d’olive en provenance de Syrie, du Maroc et de Tunisie, et, d’autre part, le manque d’honnêteté dans les labels qui prônent que l’huile d’olive n’a pas été mélangée à d’autres huiles sont des facteurs qui plombent le secteur et représentent une arnaque à l’égard des consommateurs.
Parallèlement, M. Hoyeck s’en est pris au fait que le ministère de l’Agriculture recevait des dons et des aides qui ne servent pas à soutenir le secteur. « Le ministère de l’Agriculture organise des sessions de formation à l’intention des producteurs, mais cela ne sert pas à grand-chose. Ce dont les producteurs ont besoin, c’est d’écouler leur marchandise », a-t-il martelé. « Nous nous sommes réunis avec le Premier ministre Mikati, ainsi qu’avec le ministre de l’Agriculture Hussein Hajj Hassan pour leur présenter les revendications du secteur, mais ils ne se sont pas montrés solidaires vis-à-vis des producteurs », a enfin indiqué M. Hoyeck à L’OLJ.
Le président de l’Association des agriculteurs Antoine Hoyeck a exprimé hier, dans un communiqué, son indignation face au manque d’intérêt que l’État porte à la production d’huile d’olive ; une production qui souffre selon lui de mauvaise gestion ainsi que de pratiques de corruption. Contacté par L’OLJ, M. Hoyeck a souligné que, cette année, la météo avait été très favorable à la production d’huile d’olive, mais que l’État ne soutenait pas les producteurs pour qu’ils puissent écouler leurs stocks. À cet égard, M. Hoyeck a demandé à l’État d’acheter 200 mille bidons d’huile d’olive aux producteurs, au prix de 150 mille livres par bidon, puisque « c’est de la faute du gouvernement si ce secteur souffre de plusieurs maux, comme un manque de protection et de contrôle, ainsi qu’une...
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