Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,5 % au troisième trimestre par rapport au précédent, après seulement +0,1 % au deuxième trimestre, a précisé dans un communiqué l’Office des statistiques nationales (ONS).
Sur un an, la croissance britannique a également progressé de 0,5 % au troisième trimestre.
L’activité a été portée en particulier par la vigueur du secteur des services, et dans une moindre mesure de l’industrie, tandis que la construction a au contraire montré un déclin.
L’ONS souligne par ailleurs qu’il n’y a « aucun signe » d’un impact significatif des émeutes du mois d’août, qui ont embrasé plusieurs villes anglaises.
Le chiffre de la croissance apparaît comme une bonne surprise, alors que les économistes s’attendaient plutôt à un chiffre autour de +0,3 %.
Mais il est en partie la conséquence d’un effet de rattrapage, après un mauvais deuxième trimestre, qui avait été marqué par des facteurs exceptionnels, comme le jour férié associé au mariage princier ou les problèmes d’approvisionnement après le tsunami au Japon.
Les analystes restent pessimistes pour l’avenir, alors que l’économie britannique montre par ailleurs de plus en plus de signes de fragilité, avec un nombre de chômeurs au plus haut depuis 17 ans. L’indice PMI manufacturier pour le mois d’octobre, publié mardi, a également confirmé que tout était loin d’être rose pour l’économie britannique. Il a chuté à 47,4 points, contre 50,8 en septembre, atteignant son plus bas niveau depuis juin 2009, quand le pays était en récession.
Ces sombres perspectives apportent des arguments aux critiques du Premier ministre conservateur David Cameron, qui lui demandent d’infléchir sa politique d’austérité drastique.
Mais le gouvernement reste pour l’instant inflexible, donnant la priorité à la réduction des déficits. « Nous posons les bases des succès futurs pour notre pays », a commenté le ministre des Finances George Osborne.
(Source : AFP)


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