Selon le gouverneur de la BDL, la croissance devrait varier entre 2 et 3 % durant les six derniers mois de l’année. Photo archives
Riad Salamé a en outre indiqué que le taux de solvabilité des banques libanaises se situe à 7 %, niveau requis internationalement, mais que le pays projette de mener ce taux à 12 %. « Les banques libanaises ont été sages en termes de bonus et de distribution de dividendes, cela leur a permis d’augmenter leurs fonds propres et d’avoir aujourd’hui une solvabilité élevée. La capitalisation projetée par notre volonté d’augmenter cette solvabilité jusqu’à 12 % va également nous imposer plus de discipline sur les bonus et dividendes », a-t-il ajouté. « Par ailleurs, les problèmes essentiels auxquels les banques ont eu à faire face ont été attribués au secteur immobilier et au secteur de la Bourse en général. Les banques peuvent s’impliquer dans ces deux secteurs, mais elles doivent garantir 40 % de capital pour chaque opération qu’elles financent et également 50 % de capital aux crédits qui sont accordés aux actions ou aux produits traités sur les Bourses. »
Pour le gouverneur de la BDL, les retombées économiques sur le Liban des bouleversements arabes ont été modérées. « Le monde arabe est en train de vivre aujourd’hui des changements importants, cela a évidemment affecté l’attitude des investisseurs. Nous avons assisté à la chute des Bourses arabes et à la régression de leurs activités. Les retombées de la crise se font sentir sur les investissements directs à l’étranger, notamment ceux des pays arabes. Mais le Liban s’attend tout de même à une croissance entre 2 et 3 % au cours des 6 derniers mois de l’année, donc, à un niveau annuel, le Liban aura toujours été capable de réaliser des taux de croissance allant de 5 à 6 %, ce qui le conforte dans le soutien de sa stabilité monétaire. »
Riad Salamé s’est dit en outre confiant quant aux effets de la crise européenne sur le Liban. « L’exposition des banques à la dette souveraine européenne est limitée puisque nous avions réglementé la possibilité d’investir en dehors du marché libanais et que nous avions demandé aux banques de diversifier leurs investissements. Le retour vers la livre libanaise nous permet d’affirmer que la contagion qui a frappé les places européennes ne va pas se répercuter sur le Liban. En effet, nous assistons depuis deux mois à d’importantes conversions de la devise américaine vers la livre libanaise (...). Cela permettra non seulement de renforcer la monnaie locale et de consolider la stabilité des prix, mais de réduire également le risque de placement de capitaux en livres libanaises sur les marchés internationaux et les risques qui y sont associés. » Et Riad Salamé de conclure : « La livre libanaise restera stable et nous avons tous les moyens pour cela. La Banque centrale détient des devises à un niveau historique record. De même, nos réserves en or sont les deuxièmes plus importantes au Moyen-Orient. »


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bravo mr Saslame, merci encore.
10 h 57, le 30 octobre 2011