« Notre économie se reprend, mais il y a encore des vents d’incertitude, dans des endroits qui peuvent sembler lointains, mais qui pourrait nous affecter rapidement, pour le meilleur ou pour le pire », a relevé le ministre Pravin Gordhan dans un discours au Parlement.
« Il y a un an (...), nous pensions que nous aurions une amélioration durable de la reprise mondiale et de notre économie. Cela n’a pas été le cas », a regretté le ministre, qui a dû réviser sa prévision de croissance à la baisse de 0,3 point, à 3,1 % au mieux, pour cette année.
Il est ainsi plus pessimiste que le Fonds monétaire international (FMI) qui prévoit encore un taux de croissance de 3,4 % pour l’Afrique du Sud, selon des prévisions publiées la semaine dernière.
« La crise de leadership à laquelle nous assistons actuellement dans la zone euro et en Europe a un effet négatif sur l’économie mondiale, y compris la nôtre », a accusé M. Gordhan, s’inquiétant au passage des effets de la crise sur le rand, la monnaie nationale, dont le cours a fait du yo-yo ces dernières semaines.
Pour les années à venir, le gouvernement table sur une croissance de 3,4 % en 2012, et un peu plus de 4 % en 2013 et 2014, avec un taux d’inflation annuel se stabilisant vers les 5,5 %.
Or « notre transformation économique a besoin de beaucoup plus », a-t-il noté, alors que plus du quart de la population active est – officiellement – au chômage.
Le pays aurait besoin de taux de croissance de 7 % sur au moins une génération pour effacer l’héritage économique de l’apartheid, a-t-il rappelé. À moyen terme, l’objectif du gouvernement est de créer 5 millions d’emplois d’ici à 2020, pour ramener le taux de chômage à 15 %.
Le détail du plan de relance sud-africain – qui sera débloqué sur six ans – sera annoncé ultérieurement, a précisé le ministre. Il compte le financer en creusant le déficit budgétaire, qui devrait atteindre 5,5 % du produit intérieur brut cette année avant de se réduire quelque peu sur les exercices suivants, a précisé le ministre.
(Source : AFP)


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