Quelle ville pouvait-elle mieux que Beyrouth accueillir un salon dédié à la beauté et au bien-être ? Pour Tania Eid, présidente d’E2, la société organisatrice du salon, « la capitale libanaise est la plate-forme régionale en la matière. Les Libanais sont connus dans le monde pour leur expertise et leur créativité dans les domaines de la beauté et de la médecine esthétique », insiste-t-elle. La présidente d’E2 a organisé la première édition du salon « In Shape » en 2009. Depuis, l’événement ne cesse de prendre de l’ampleur. « Il y a trois ans, nous avons accueilli 148 exposants contre près de 220 aujourd’hui et avons reçu 30 000 visiteurs, alors que nous en attendons plus de 40 000 pour cette édition. » La naissance de l’événement il y a trois ans s’inscrit, selon Tania Eid, dans une tendance globale de consommation. « Nous avions constaté une réelle demande de la part du public et des professionnels du secteur », explique-t-elle. « Depuis quelques années, les femmes comme les hommes sont de plus en plus soucieux de leurs apparences mais aussi de leur santé, de leur forme et de leurs alimentations. C’est pourquoi, nous avons souhaité rassembler l’ensemble de ces acteurs en un même et seul lieu », souligne-t-elle.
Selon l’organisatrice, la vente de produits cosmétiques génère, à elle seule, un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de dollars dans le monde arabe, en progression de 11 % par an. « C’est un marché qui évolue très rapidement, indique-t-elle. Nous le constatons à chaque édition. Au départ, nous souhaitions même organiser cette année un salon international de la beauté à Beyrouth regroupant quelque 500 exposants venus du monde entier. Mais la situation régionale et la crise mondiale ne nous ont malheureusement pas permis de relever le défi. Malgré ces remous, nous avons tout de même continué d’accueillir plus d’exposants que les années précédentes et nous avons pour la première fois des professionnels venus de France, de Pologne, de Turquie, de Jordanie et des pays arabes. » Le salon est ainsi l’occasion de faire découvrir aux spécialistes et grand public les nouvelles techniques et tendances en matière de beauté. Éline Raad Nehmé est responsable du marketing pour la société Medica, un groupe libanais spécialisé dans la vente d’appareils et de produits esthétiques à visée non invasive. Créée en 1998, l’entreprise est aujourd’hui présente dans 18 pays dont une dizaine de marchés asiatiques. « À sa création, Medica avait généré un chiffre d’affaires de 600 000 dollars contre 33 millions de dollars par an aujourd’hui », livre Éline Raad Nehmé. L’évolution est à l’image de celui du marché. À l’origine, Medica était une entreprise spécialisée dans la vente d’appareils médicaux puis flairant le potentiel du secteur, la société s’est de plus en plus tournée vers l’esthétique. « Au Liban, les femmes sont coquettes, les médecins sont compétents et la technologie ne cesse de progresser, tous les ingrédients sont réunis pour que l’industrie de la beauté ne cesse de progresser », conclut-elle.


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