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Économie - Conférence

Printemps arabe : « Le Liban a laissé passer des opportunités »

Quelles conséquences économiques pour les pays du printemps arabe ? La question était au cœur de la 6e conférence pour le libéralisme économique dans le monde arabe qui s’est tenue hier à Beyrouth. Organisée par l’Institut Fraser (IF) en partenariat avec la Fondation internationale de recherches (FIR) et la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, la rencontre a notamment été l’occasion d’analyser l’impact économique des révoltes arabes sur le Liban.
Pour Jad Chaaban, président de la Lebanese Economic Association (LEA), « il est encore trop tôt pour pouvoir réellement observer les effets du printemps arabe sur l’économie libanaise. Les révoltes n’ont en tout cas pas eu d’effets positifs sur la libéralisation des échanges, le pays conservant toujours une attitude protectionniste. Le commerce entre les pays arabes demeure de son côté très peu développé. Quant aux dépôts dans les banques libanaises, ils demeurent en grande partie le fait d’expatriés ».
Pour le président de l’association, « la réforme politique dans le pays est la condition sine qua none à tout progrès économique. » Même son de cloche chez Yasser Akkaoui, rédacteur en chef du magazine Executive Lebanon. « La priorité du gouvernement n’est malheureusement pas le développement économique du pays, mais plutôt la distribution des richesses entre les différents partis. État police ? État providence ? Le rôle de ce dernier n’est pas défini », déplore-t-il. « Le Liban excelle malheureusement dans l’art de laisser filer des opportunités, poursuit-il. Il n’a pas su attirer les touristes qui ont déserté l’Égypte et la Tunisie alors que les dépenses des touristes constituent une part importante des revenus du pays. Une partie des capitaux s’est dirigée vers les marchés européens et ceux du Golfe », a déploré M. Akkaoui.
Pour Mounir Rached, vice-président de la LEA, « les révoltes arabes n’ont jusqu’ici entraîné que des effets négatifs sur le Liban comme sur le reste du monde. La croissance économique a ralenti à 2 % contre 6 % l’année dernière, la consommation des ménages a également chuté tandis que l’inflation a gonflé à 6 % contre 4 % l’année dernière. Le commerce et le secteur des services ont également pâti de la situation régionale, les effets se faisant sentir sur le solde de la balance des paiements qui a cette année enregistré un déficit de 500 millions de dollars. Le nombre de touristes a de son côté chuté de 20 % durant le premier semestre de 2011, à 775 000 contre 965 000 l’année dernière à la même époque. Quelque 600 000 touristes arabes arrivent chaque année au Liban par la frontière syrienne, une option bon marché pour la plupart des touristes régionaux. Les conséquences de la situation en Syrie se sont ainsi fait ressentir », a souligné M. Rached.
Comment le pays pourrait-il améliorer sa situation économique ? Pour le vice-président de l’association, la réponse est une adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Lutter contre le protectionnisme, s’aligner aux normes internationales et améliorer notre compétitivité, tels sont, entre autres, les objectifs à atteindre pour relever le défi et suivre la voie du progrès économique.
Quelles conséquences économiques pour les pays du printemps arabe ? La question était au cœur de la 6e conférence pour le libéralisme économique dans le monde arabe qui s’est tenue hier à Beyrouth. Organisée par l’Institut Fraser (IF) en partenariat avec la Fondation internationale de recherches (FIR) et la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, la rencontre a notamment été l’occasion d’analyser l’impact économique des révoltes arabes sur le Liban. Pour Jad Chaaban, président de la Lebanese Economic Association (LEA), « il est encore trop tôt pour pouvoir réellement observer les effets du printemps arabe sur l’économie libanaise. Les révoltes n’ont en tout cas pas eu d’effets positifs sur la libéralisation des échanges, le pays conservant toujours une attitude protectionniste. Le commerce...
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