Selon un rapport médical, Liliane Bettencourt souffrirait de démence mixte.
Liliane Bettencourt, héritière du fondateur de L'Oréal et troisième fortune de France, qui souffrirait de "démence mixte" et de la maladie d'Alzheimer, va être placée sous tutelle, le plus haut niveau de protection judiciaire.
Cette décision remet en cause le mandat d'administratrice du géant des cosmétiques L'Oréal détenu par Liliane Bettencourt, qui fête cette semaine ses 89 ans. Mais la juge des tutelles a choisi de confier l'ensemble des prérogatives de la tutelle à des membres de sa famille, ce qui devrait éviter des répercussions sur la gouvernance de L'Oréal.
Liliane Bettencourt va être placée sous la tutelle de son petit-fils aîné Jean-Victor Meyers, ses biens et son patrimoine étant placés sous la tutelle de sa fille Françoise et de ses deux petits-fils, ont indiqué les avocats des parties, à l'issue d'une audience devant la juge des tutelles de Courbevoie (Hauts-de-Seine).
A cette audience à huis clos participaient l'avocat de la milliardaire, Me Jean-René Farthouat, et son ancien protecteur Me Pascal Wilhelm, dont le mandat est ainsi révoqué, ainsi que le conseil de Françoise Bettencourt-Meyers, Me Charlotte Robbe-Phan.
Dans une interview au Journal du dimanche (JDD), Liliane Bettencourt a brandi la menace de partir "à l'étranger" si la juge décidait de la placer sous l'autorité de sa fille Françoise. "Si c'est cela, je pars à l'étranger. Si ma fille s'occupe de moi, j'étoufferai", a déclaré la milliardaire. "Ah oui, le pire, le cauchemar, ce serait de dépendre de Françoise", disait-elle, estimant que cela pourrait la conduire "au point peut-être où je n'aurais plus envie de vivre".
Interrogé sur iTELE sur un éventuel départ de la troisième fortune de France, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a expliqué n'avoir "pas de conseil à lui donner" mais "ce qui est en cause c'est le caractère français d'un très grand groupe français". Pascal Wilhelm avait annoncé son intention de faire appel en cas de placement sous tutelle.

Entre Liliane Bettencourt et sa fille Françoise, des relations conflictuelles. Photo AFP
Peu avant le début de cette audience, un rapport d'expertise médicale de Liliane Bettencourt a été révélé par Le Monde.fr. Le rapport d'expertise médicale rendu fin septembre conclut que Mme Bettencourt, "atteinte de troubles cognitifs évidents avec désorientation temporelle, troubles mnésiques, troubles de raisonnement et éléments aphasiques (...), présente un tableau clinique de démence à un stade modérément sévère", selon Le Monde.fr. Les experts estiment que Mme Bettencourt "présente une maladie d'Alzheimer à un stade modérément sévère avec une possible participation vasculaire", et qu'elle est la proie d'un "processus dégénératif cérébral lent et progressif", ajoute le site du quotidien.
Selon l'entourage de la milliardaire, ce rapport est celui rendu par les médecins qui avaient accompagné un juge d'instruction bordelais en juin au domicile de Liliane Bettencourt à Neuilly-sur-Seine, une expertise médicale dont la défense de Liliane Bettencourt a demandé l'annulation. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux examinera le 10 novembre cette demande d'annulation.
Au vu de ce rapport médical, le parquet de Bordeaux avait ouvert une information judiciaire pour abus de faiblesse sur la période 2006/septembre 2011, qui a notamment conduit jeudi à une perquisition au cabinet parisien de Me Wilhelm.
Pendant l'été 2010, Mme Bettencourt a été au cœur d'une tentaculaire affaire politico-fiscale, née d'un conflit familial qui a débordé sur le terrain politique et conduit au départ du ministre Eric Woerth pour des soupçons de conflits d'intérêts et de financement illégal. Début septembre, un livre-brûlot de deux journalistes du quotidien Le Monde a relancé cette affaire : une magistrate y accuse le pouvoir d'avoir fait pression sur des témoins qui auraient vu Nicolas Sarkozy recevoir des sommes d'argent en liquide de la famille Bettencourt pour financer sa campagne à l'élection présidentielle de 2007. Des accusations dénoncées comme "mensongères" par la présidence.
Cette décision remet en cause le mandat d'administratrice du géant des cosmétiques L'Oréal détenu par Liliane Bettencourt, qui fête cette semaine ses 89 ans. Mais la juge des tutelles a choisi de confier l'ensemble des prérogatives de la tutelle à des membres de sa famille, ce qui devrait éviter des répercussions sur la gouvernance de L'Oréal.
Liliane Bettencourt va être placée sous la tutelle de son petit-fils aîné Jean-Victor Meyers, ses biens et son patrimoine étant placés sous la tutelle de sa fille Françoise et de ses deux petits-fils, ont indiqué les avocats des parties, à...


Pour une question d'éducation et de respect des anciens, l'occident a beaucoup à apprendre des orientaux, on ne jette pas sa mère au moment où elle a besoin de vous, et pas ses enfants une fois la majorité atteinte. On se souvient surtout de la mort de 15.000 français pour avoir été privé d'un verre d'eau une certaine canicule en 2006, parce que les enfants étaient en vacances.Pendant que les vieux mourraient.
04 h 46, le 18 octobre 2011