Rappelons que les États-Unis ont révélé mardi dernier avoir déjoué un complot impliquant deux hommes liés aux services de sécurité iraniens qui projetaient d’assassiner Adel el-Joubeïr lors d’un attentat à la bombe contre un restaurant de Washington. L’Iran a immédiatement rejeté ces accusations, criant à une manipulation destinée à diviser les pays musulmans, à protéger Israël et à isoler davantage la République islamique déjà soumise à de sévères sanctions internationales pour ses programmes nucléaire et balistique controversés.
Le président américain Barack Obama a promis de peser pour obtenir « les sanctions les plus sévères possible » contre l’Iran et a indiqué qu’aucune option n’était écartée, métaphore souvent employée pour envisager un recours à la force. La Grande-Bretagne et la France ont quant à elles annoncé qu’elles soutiendraient toute mesure contre l’Iran dans cette affaire. N’oublions pas que l’Iran est déjà sous le coup de six résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant ses programmes nucléaire et balistique, dont quatre assorties de sanctions. Les États-Unis et l’Union européenne notamment ont renforcé ces sanctions depuis l’été 2010.
En réaction, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré hier que toute « action inappropriée » donnerait lieu à « une réponse ferme » de l’Iran, lors d’un discours dans l’ouest de l’Iran, selon son site Internet. Le numéro un de la République islamique, qui a rejeté samedi en bloc les accusations américaines « absurdes », a mis une nouvelle fois les États-Unis en garde hier : « La République islamique d’Iran fera face de toutes ses forces à tout complot ou toute mesure destructrice ou obstructionniste. » De plus, le guide suprême a jugé qu’« en fabriquant de toutes pièces ce scénario contre l’Iran, les dirigeants américains souhaitent détourner l’attention du mouvement Occupy Wall Street ».
De son côté, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé hier que « la nation iranienne est civilisée et n’a pas besoin de recourir à des assassinats », lors d’un discours devant des lycéens rapporté par le site de la télévision d’État. « L’assassinat est une méthode qui vous appartient, à vous les Américains », a ajouté M. Ahmadinejad en s’adressant directement à Washington, accusé notamment par Téhéran d’être derrière les assassinats ou les attentats visant plusieurs scientifiques nucléaires iraniens depuis 2010.
(Sources : agences)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine